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 L'origine de l'Homme, sa nature, son essence

 

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5 juillet 2006 3 05 /07 /juillet /2006 10:06

Naturaliste suédois du XVIIIème siècle, Carl Linné a mis au point  la classification des êtres vivants au moyen d'une hiérarchie de catégories de plus en plus englobantes :

espèce, genre, famille, ordre, classe, embranchement et règne


Cette classification est encore en usage dans la science contemporaine. Dans le système de Linné, les êtres humains appartiennent à l'espèce Homo sapiens au sein du genre Homo. Celui-ci appartient, avec certains autres genres, à la famille des hominidés. Laquelle famille ainsi que plusieurs autres appartiennent à l'ordre des primates ; les primates à la classe des mamifères, celle-ci à l'embranchement des vertébrés, lequel est l'un des nombreux embranchements inclus dans le règne animal.


D'une manière plus précise :

L'homme appartient au règne animal.

C'est un vertébré, son corps a un axe rigide dorsal fait de vertèbres se succédant. Il a donc une certaine organisation de l'avant vers l'arrière et d'un côté par rapport à l'autre. L'un des plus anciens vertébrés serait vieux de 530 millions d'années.

L'homme fait partie de la classe des mammifères. Il porte des mamelles pour allaiter ses petits. Son corps est couvert de poils et son cerveau est plus volumineux que celui d'autres groupes de vertébrés. L'un des plus anciens mammifères serait vieux de 115 millions d'années.

L'homme   fait   partie   de   l'ordre   des primates. Ses mamelles sont en position pectorale. Les os de son avant-bras ne sont pas soudés l'un à l'autre. Le pouce de sa main est opposable aux autres doigts. Il a des ongles à la place des griffes. La position de ses orbites permet une vision en relief. Il peut s'asseoir sans se reposer sur ses membres supérieurs, ce qui les libère d'activités locomotrices. Beaucoup de ces caractéristiques facilitent aussi les déplacements dans les arbres. Le primate a plutôt quatre incisives par mâchoire. Son cerveau est développé, surtout dans la région arrière. Les plus vieux primates sont âgés de près de 55 millions d'années.

L'homme fait partie de la superfamille des hominoïdés. Ce sont les primates sans queue, devenue le coccyx qui regroupe des vertèbres atrophiées. Les membres supérieurs sont longs par rapport aux membres inférieurs. Les plus vieux hominoïdés connus sont âgés de 25 millions d'années. Les hominoïdés actuels regroupent trois familles : les hylobatidés (gibbons et siamangs), les pongidés (orang-outans) et les hominidés. Jusqu'à présent, cette classification était surtout basée sur des caractéristiques de leur corps (le phénotype) et sur celles des squelettes (pour les fossiles). Mais on a aussi étudié les gènes (le génotype) des hominoïdés actuels. Cela permet d'établir des relations d'ancestralité (la phylogénie) différentes de celles établies i à partir des phénotypes.

L'homme est un membre de la famille des hominidés, qui comprend tous les hommes ainsi que les chimpanzés, les gorilles et leurs ancêtres respectifs. On note chez eux une nette diminution du système masticateur par rapport à celui protégeant le cerveau. Sur quarante-cinq gènes analysés chez les hominidés actuels, plus de la moitié indiquent une parenté plus grande, entre les chimpanzés et les hommes qu'entre les hommes et les gorilles ou les gorilles et les. chimpanzés. Le plus vieil hominidé n'est pas encore connu mais il y a des prétendants entre 9 et 5 millions d'années. Il n'est pas facile de l'identifier car des hominidés ont sûrement disparu sans laisser de descendance actuelle. C'est le cas de Gigantopithecus, le plus grand de tous les hominoïdés : une sorte de gorille géant.

L'homme fait partie de la sous-famille des homininés. Selon certains, elle regroupe deux infra-familles (ou tribus) : les paninés (les chimpanzés et leurs ancêtres) et les hominés (les hommes et leurs ancêtres). Nous ne connaissons pas le plus ancien homininé, mais, étant donné que l'homme est partout présent sur la terre et que les chimpanzés n'existent qu'en Afrique, ce fossile devrait se trouver sur ce continent.

Les hominés rassemblent tous les hommes actuels et les fossiles regroupés au sein de la lignée humaine. Sahelanthropus, Orrorin, Ardipithecus, Australopithecus, Paranthropus, Kenyanthropus, Praeanthropus, Homo, sont autant de noms de genres qui en font partie. Les hominés sont tous bipèdes. Ils ont un gros cerveau relativement à leur masse corporelle et une réduction marquée du système masticateur. Le dimorphisme sexuel est atténué. Le plus vieil hominé serait Sahelanthropus tchadensis, vieux de 6 à 7 millions d'années.

Soulignons d'emblée que cette classification n'est pas consensuelle. Ainsi, pour certains spécialistes, les hominidés correspondent à ce que nous appelons ici « homininés ». Pour d'autres, les homininés regroupent « nos » hominés alors que les Paninés comportent deux genres : Pan (les chimpanzés) et Gorilla (les gorilles). Illustrons ce problème avec Sahelanthropus. Selon ses découvreurs, c'est le plus vieil hominé. Cependant, quelques scientifiques proposent de le classer dans un genre appelé Sahelopithecus. Ils le considèrent donc comme un ancêtre possible des gorilles ou des chimpanzés. Selon notre classification, ce serait, dans ce cas, le plus vieil homininé ou le plus ancien hominidé. Quelle que soit sa position dans l'arbre généalogique des hominoïdés, Sahelanthropus/Sahelopithecus est intéressant car, entre 7 et 6 millions d'années, nous n'avions aucune idée de ce que pouvaient être les hominoïdés fossiles.

Les plus vieux membres du genre Homo ont été trouvés seulement en Afrique. Ils ont près de 2,4 millions d'années. Pour appartenir à ce genre, un fossile doit avoir une capacité crânienne de plus de 600 cm3 et une région faciale plutôt verticale positionnée en partie sous la région frontale. La réduction du système masticateur est marquée, avec des dents dont les proportions relatives sont voisines de celles observées chez des spécimens plus récents. Le mode de locomotion est proche du nôtre et ne traduit pas d'aptitude au déplacement dans les arbres. Plusieurs espèces ont été définies au sein du genre Homo : Homo habilis, Homo rudolphensis, Homo ergaster...

Tous les hommes actuels sont des Homo sapiens. Selon les règles de la classification (ou taxinomie) du règne animal vivant ou fossile, « sapiens » est le nom d'espèce. Le fait que nous appartenons tous à la même espèce signifie que nous sommes interféconds et que nous ne le sommes pas avec des individus appartenant à d'autres espèces proches de la nôtre. De nos jours, il existe une seule espèce humaine sur terre (Homo sapiens). Mais cela n'a pas toujours été le cas. Il est difficile de dire quand est apparu le premier Homo sapiens. En effet, il n'y a pas de consensus quant à l'origine d'Homo sapiens. Ainsi, des fossiles humains peuvent être rapportés ou non à cette espèce en fonction de modèles évolutifs que les scientifiques développent.

Nous sommes aussi tous membres d'une même sous-espèce : Homo sapiens sapiens. Selon nous, cela permet aussi de définir les hommes anatomiquement modernes. Bien sûr, les milliards d'hommes actuels montrent une grande variabilité biologique et certaines différences de notre physionomie semblent très importantes : la forme du corps, la couleur de la peau. Mais pour tous les hommes actuels, ce sont les mêmes gènes, localisés sur les mêmes chromosomes qui, dans toutes les populations, s'expriment pour les mêmes caractères. Ce sont des variations minimes au niveau des gènes ainsi que l'influence de l'envi-ronnement, la sélection sexuelle qui expliquent notre diversité biologique. Quel que soit le gène considéré, sa répartition est graduelle, sans limite géographique nette et encore moins en rapport avec les structures étatiques actuelles. La variabilité génétique que représente l'humanité est tellement vaste que les divergences génétiques qui existent entre différentes populations actuelles sont faibles, parfois plus faibles que la diversité observée au sein d'une même population. En conséquence, il n'est pas possible de définir au sein des populations humaines des « races » dont l'homogénéité biologique serait telle qu'elle permettrait de les isoler du reste de l'humanité.

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Published by Homo Sapiens - dans Repères
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