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 L'origine de l'Homme, sa nature, son essence

 

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31 mai 2013 5 31 /05 /mai /2013 21:10

L'homme des glaces Ötzi, dont la dépouille momifiée fut découverte il y a 21 ans dans un glacier alpin, souffrait d'une prédisposition aux maladies cardio-vasculaires, selon une nouvelle étude. Sur la base d'une analyse de l'ADM de la momie, vieille de plus de 5.000 ans, les chercheurs ont pu établir qu'Ötzi avait une prédisposition génétique aux maladies cardio-vasculaires et souffrait déjà d'un durcissement de ses artères quand il a été tué, selon les résultats de l'étude consultable mercredi sur le site du musée archéologique du Tyrol du sud, où sa dépouille est conservée.

«La preuve qu'une telle prédisposition génétique existait déjà au temps d'Ötzi est très intéressant pour nous», ont commenté l'antropologue Albert Zink et le bio-informaticien Andreas Keller, qui ont mené l'analyse. «Cela indique que les maladies cardio-vasculaires ne sont en aucun cas liées essentiellement à un style de vie moderne. Nous sommes impatients d'utiliser ces données afin de pouvoir explorer la façon dont ces maladies se développent», ont-il ajouté, cités dans un communiqué.

Le même héritage génétique que la population vivant aujourd'hui en Corse ou en Sardaigne

Les scientifiques ont aussi réussi à déterminer que les ancêtres de l'homme des glaces avaient immigré du Moyen-Orient et disposaient du même héritage génétique que la population vivant aujourd'hui en Corse ou encore en Sardaigne. Ils ont aussi confirmé qu'Ötzi avait les yeux marrons et les cheveux bruns, et qu'il était allergique aux produits laitiers.

Source : 20 minutes

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 12:08

 

 

Malgré une taille de cerveau similaire aux humains modernes, qui leur étaient contemporains, les Néandertaliens présentaient une structure cérébrale différente. Une partie importante de leur cerveau était en effet dévolue à la vision, au détriment d'autres fonctions comme le lien social, selon une étude publiée mercredi 13 mars. Cette organisation atypique n'est peut-être pas étrangère à leur disparition d'Europe, il y a quelque 30 000 ans.

Eiluned Pearce et Robin Dunbar, de l'Université d'Oxford et Chris Stringer, du Musée d'histoire naturelle de Londres, ont comparé les crânes fossiles de 32 humains modernes et 13 Néandertaliens – datant de 27 000 à 75 000 ans et principalement trouvés en Europe et au Proche-Orient. Leur analyse, publiée dans la revue Proceedings B de la Royal Society britannique, montre que si les Néandertaliens et les hommes modernes de cette époque avaient sensiblement la même taille de cerveau, leurs orbites étaient en revanche beaucoup plus grandes. Ils étaient donc dotés de plus grands yeux, et leur masse corporelle était également plus importante.

 MOINS D'ESPACE POUR LA GESTION DES LIENS SOCIAUX

Ces découvertes "suggèrent que le cerveau des Néandertaliens avait de plus grandes zones dédiées à la vision et à la maîtrise du corps", a expliqué Eiluned Pearce. Si les Néandertaliens avaient de plus grands yeux, c'est probablement parce qu'ils ont évolué en Europe, à des latitudes où la lumière est rare, alors qu'Homo sapiens émergeait d'Afrique. Etant donné que leur cerveau était de même taille que celui des humains modernes, il restait logiquement aux Néandertaliens moins d'espace cérébral pour d'autres fonctions cognitives, en particulier la gestion des liens sociaux.

"Nous avançons que ces différences dans l'organisation du cerveau (...) auraient pu signifier des différences cognitives entre ces deux espèces", explique ainsi Eiluned Pearce. Selon le chercheur, la taille du groupe social d'un individu est liée à la taille de zones spécifiques du cerveau. Or, si le cerveau des Néandertaliens était essentiellement dévolu à la vision et au mouvement, "cela peut signifier qu'ils avaient de plus petites zones du cerveau associées au traitement de la complexité sociale". Les Néandertaliens auraient ainsi été "cognitivement limités à de plus petits groupes".

"PLUS EXPOSÉS QUE LES HOMMES MODERNES"

Ces différences dans la structure cérébrale ont pu dès lors avoir des conséquences importantes sur leur évolution : si les Néandertaliens avaient des liens sociaux moins étendus, cela voulait dire moins de possibilités de recours en cas, par exemple, de pénurie de ressources locales. Les petits groupes sont également plus sujets à des fluctuations démographiques, d'où un plus grand risque d'extinction. Leurs capacités à préserver les connaissances culturelles sont également moindres, et les innovations sont davantage susceptibles d'être perdues.

"En résumé, si les Néandertaliens avaient de plus petits groupes sociaux, cela aurait pu conduire à leur extinction de multiples manières", a souligné Eiluned Pearce. Ils ont ainsi pu être "plus exposés que les hommes modernes, face aux défis écologiques de l'ère glaciaire", a relevé le Pr Robin Dunbar.

 

Source : Lemonde.fr

 

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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 20:57

Il s'agit sans doute de la plus importante découverte archéologique au monde de ces dernières années. Des archéologues ont mis au jour dans l’est de la Bulgarie, près de Provadia, une ville préhistorique susceptible d’être la plus vieille d’Europe, fondée autour d’une exploitation de sel. Cela pourrait aussi expliquerl’origine d’autres richesses dans la région. 

 

Cette ville préhistorique, située à une heure de Provadia, serait datée entre 4 700 et 4 200 ans avant notre ère, soit quinze siècles avant la fondation de la civilisation grecque antique. Entre 300 et 350 personnes vivaient dans cette ville au 5e millènaire avant Jésus-Christ, dans des maisons comptant jusqu’à deux étages. Les archéologues se sont rendu compte seulement récemment que la localité fortifiée, centre religieux et de commerce, répondait aux critères de ville préhistorique. «Nous ne parlons pas de ville dans le sens des cités-états grecques, des villes romaines ou médiévales, mais de ce que fut, pour les archéologues, une ville au 5e millénaire avant Jésus-Christ », déclare le chef de l’expédition Vasil Nikolov, archéologue du musée archéologique de Sofia, qui a annoncé la nouvelle le 29 octobre.

 

Lors des fouilles menées sur le site de Provadia-Solnitsata depuis 2005, les archéologues ont ainsi découvert des ruines de maisons à deux étages, de sanctuaires et d’un portail, ainsi que de bastions et de trois murailles. Ces vestiges datés au carbone appartiennent à l’époque du Chalcolithique moyen et tardif, soit entre l’an 4700 et 4200 avant J.-C.

VIDEO. Des archéologues bulgares découvrent la plus ancienne ville d'Europe




Des fouilles menées depuis 2005

Une petite nécropole, qui doit encore être étudiée de près, vient aussi d'être mise au jour. Ces découvertes sont «extrêmement intéressantes», commente l’archéologue Krum Bachvarov de l’Institut national d’archéologie, en particulier les différentes positions des corps et des objets découverts dans les tombes, qui diffèrent des autres sépultures datant du néolithique mises au jour en Bulgarie. 


source : LeParisien.fr

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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 23:19

Les ossements fossilisés des trois individus découverts en 1989 dans la grotte du cerf rouge, en Chine, appartiennent-ils à une espèce humaine jusque-là inconnue ? C'est ce que laissent penser les conclusions d'une étude menée par une équipe internationale de paléoanthropologues et publiée mercredi 14 mars dans la revue scientifique américaine PloS One (Pulic Library of Science). Les restes datés de l'âge de pierre et dotés de caractéristiques anatomiques humaines très variées apportent un éclairage rare sur une étape de l'évolution humaine et le début du peuplement de l'Asie.

D'après les chercheurs, ces hommes auraient vécu entre 14 500 à 11 500 ans avant notre ère. Le groupe est donc contemporain des hommes modernes du tout début de l'agriculture en Chine, l'une des plus anciennes du monde. Les paléoanthropologues, dirigés par les professeurs Darren Curnoe, de l'université de Nouvelle-Galles du Sud en Australie, et Ji Xueping, de l'Institut d'archéologie du Yunnan en Chine, se montrent cependant très prudents quant à la classification de ces fossiles en raison de la mosaïque rare des traits anatomiques qu'ils révèlent.

ÉTUDIÉS DEPUIS 2008

"Ces nouveaux fossiles pourraient bien être ceux d'espèces inconnues jusqu'alors ayant survécu jusqu'à la fin de l'âge glaciaire, il y a environ 11 000 ans, relève le professeur Curnoe. Ils pourraient bien aussi descendre de peuplades d'humains modernes inconnues auparavant qui auraient émigré d'Afrique beaucoup plus tôt et qui n'auraient pas contribué génétiquement aux populations actuelles."

Les restes fossilisés ont été mis au jour par des archéologues dans la grotte de Maludong – grotte du cerf rouge en Chinois – située près de Mengzi dans la province du Yunnan. Ils ont commencé à être étudiés en 2008 par une équipe de six chercheurs chinois et de cinq australiens.

Bien que l'Asie compte aujourd'hui plus de la moitié de la population du globe, les paléoanthropologues savent peu de choses de la manière dont les humains modernes y ont évolué après que leurs ancêtres se furent installés en Eurasie il y a 70 000 ans. "La découverte de ces nouveaux humains baptisés 'peuple du cerf rouge'  – qu'ils chassaient pour se nourrir – ouvre le prochain chapitre dans l'histoire de notre évolution, celui de l'Asie, et cette histoire n'en est qu'à ses débuts", juge le professeur Curnoe.

Source : Le Monde

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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 08:00

L'homme moderne n'aurait jamais coexisté avec son ancêtre Homo erectus, qui serait beaucoup plus ancien que ce que l'on croyait jusqu'à présent, selon des travaux scientifiques, publiés mercredi 29 juin, qui apportent un nouvel éclairage sur la nature de l'évolution humaine.

Homo erectus est considéré comme un ancêtre direct d'Homo sapiens (ou "homme moderne"). Il lui ressemblait sous de nombreux aspects, à l'exception du cerveau, qui était plus petit et de la forme du crâne.

LES MYSTÈRES DE L'ÎLE DE JAVA

Homo erectus a été le premier de nos lointains cousins à émigrer hors de l'Afrique, il y a 1,8 million d'années. Il s'est éteint sur le continent africain et une grande partie de l'Asie il y a 500 000 ans, mais il semblait avoir survécu jusqu'à une période allant de 50 000 à 35 000 ans avant notre ère sur le site de Ngandong, sur les rives du fleuve Solo, dans l'île de Java en Indonésie.

Le dernier Homo erectus aurait ainsi pu partager ces lieux avec les premiers membres de notre espèce, Homo sapiens, dont l'arrivée en Indonésie remonte à 40 000 ans. Les dernières datations sur lesquelles s'appuyait cette hypothèse avaient été effectuées en 1996 sur des dents d'animaux et des restes fossilisés d'hominidés.

Toutefois, le fait que les dents fossilisées d'animaux soient mélangées dans les couches de sédiments avec des fossiles d'hominidés beaucoup plus anciens avait suscité des interrogations quant à l'âge réel de celles-ci.

Depuis 2004, une équipe internationale d'anthropologues, codirigée par Etty Indriati, de l'université Gadjah Mada, en Indonésie, et par Susan Anton, de l'université de New York, a conduit le projet Solo River Terrace (SORT) et fait de nouvelles analyses en recourant à différentes méthodes de datation.

"ORIGINE MULTIRÉGIONALE"

Les chercheurs ont déterminé que les fossiles d'hominidés, les dents d'animaux et les sédiments sur ces sites dataient tous de la même époque. Quelles que soient les méthodes utilisées, elles donnent un âge maximum et un âge minimum qui, dans les deux cas, remontent à une période plus ancienne que la datation des premiers fossiles d'Homo sapiens découverts en Indonésie.

De ce fait, "les homo erectus n'ont probablement jamais coexisté dans cet habitat avec les humains modernes", souligne Etty Indriati. Les analyses menées dans le projet SORT laissent penser que Homo erectus s'est éteint il y a 143 000 ans au plus tard et, plus généralement, il y a 550 000 ans.

 

Une coexistence d'Homo erectus et des humains modernes aurait conforté la théorie selon laquelle ces derniers auraient remplacé leurs ancêtres au cours de l'évolution. En revanche, le second modèle dit "d'origine multirégionale" (suivi par le projet SORT) tend à montrer que les humains modernes seraient issus de multiples contributions génétiques de différents groupes d'hominidés ayant vécu en Afrique, en Asie et en Europe.

 

 

Source : Le Progrès.fr

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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 11:29

Des vestiges néandertaliens mis au jour en Russie, près du cercle polaire, dateraient de 31.000 ans environ, soit plus de 6.000 ans après la la date estimée de disparition de ce cousin de l'homme moderne, selon des travaux d'une équipe internationale publiés jeudi.


"Cette découverte remet en question l'hypothèse la plus souvent avancée selon laquelle l'homo sapiens aurait complètement remplacé les néandertaliens dans toute l'Europe il y a environ 37.000 ans", écrivent les auteurs de cette recherche parue dans la revue américaine Science datée du 13 mai.

 

Ces chercheurs, des Français, des Russes et des Norvégiens, ont découvert plus de 300 outils de pierre et des restes d'animaux dont des mammouths, des ours noirs et des rhinocéros laineux portant des traces de dépeçage, lors de différentes excavations sur le site de Byzovaïa, dans les contreforts de l'Oural sur la rive droite de la rivière Petchora.

Outre la datation au radiocarbone, ils ont recouru à la technique dite de luminescence optique stimulée qui permet de savoir quand des sédiments ont été exposés à la lumière pour la dernière fois.

 

Byzovaïa pourrait avoir été leur dernier refuge nordique avant leur extinction, supputent les auteurs de ces travaux.

Jusqu'alors, tous les vestiges néandertaliens identifiés se situaient au moins 1.000 km plus au sud.

Mais les objet découverts à Byzovaïa, occupé apparemment en continu pendant 3.000 ans, appartiennent bien à la culture moustérienne qui caractérise les néandertaliens, observent-ils.

 

Cette culture s'est développée au Paléolithique moyen (-300.000 à -37.000 ans) en Eurasie et se distingue par l'utilisation d'une gamme très diversifiée d'outils de pierre.

 

Les résultats de ces derniers travaux intriguent les chercheurs à plusieurs titres.

Ils montrent que la culture moustérienne aurait perduré plus longtemps qu'estimé ou bien que ses porteurs auraient pu aussi être des Homo sapiens.

 

Si tel est le cas, les théories selon lesquelles l'extinction de l'Homme de Néandertal a résulté de l'archaïsme de sa culture seraient remises en question, notent les auteurs de ces travaux.

 

Cette découverte ouvre ainsi de nouvelles perspectives sur cette période charnière de l'histoire de l'humanité, selon eux.

Extrait de "20 minutes"
© 2011 AFP
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11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 11:11

DÉCOUVERTE - Une étude réalisée par des chercheurs allemands a révélé que les femelles australopithèques étaient plus géographiquement mobiles que les mâles...

Comme chez les chimpanzés ou de nombreuses sociétés humaines modernes, la femelle australopithèque avait tendance à quitter sa famille de naissance pour se joindre à un autre groupe alors que le mâle restait un indécrottable casanier, suggère une étude publiée mercredi.

article pitekL'émail qui parle...

Hormis quelques fossiles et de rares outils de pierre très rudimentaires, il ne subsiste que très peu de traces des australopithèques, lointains cousins des humains modernes qui vivaient voici 2,4 à 1,7 millions d'années, ce qui rend d'autant plus difficile toute théorie sur leur mode de vie.

Alors comment l'équipe internationale emmenée par Sandi Copeland, du département d'évolution humaine de l'Insitut Max Planck (Allemagne), a-t-elle pu arriver à cette hypothèse audacieuse publiée dans la revue britannique Nature ? C'est qu'entre autres vestiges, les deux espèces d'hominidés bipèdes (Australopithecus africanus et Paranthropus robustus) qui ont vécu dans des cavernes de l'actuel Transvaal, en Afrique du Sud, ont laissé derrière eux des dents.

Bonne piste sur les australopithèques sud-africains

Or grâce au laser et à la spectrométrie de masse, l'analyse des dents d'un mammifère permet désormais avec précision de dire si un individu a grandi à l'endroit où il a vécu et où il est mort. Chaque type de sol peut en effet être caractérisé par des variations dans les formes atomiques d'un métal rare, le strontium (strontium 87 et strontium 86).

Ce cocktail particulier d'isotopes de strontium se reflète dans la nourriture absorbée par les mammifères, qui se retrouve à son tour dans les traces de strontium contenues dans l'émail des dents. Et comme le strontium se fixe dans l'émail avant l'âge adulte, sans être ensuite modifié par des processus biologiques, il constitue un indicateur précieux pour suivre la piste des australopithèques sud-africains.

Les mâles, plus sédentaires

Après avoir analysé 19 dents de ces hominidés, l'équipe de Sandi Copeland en conclut que les individus les plus grands, et donc probablement les mâles, s'étaient nourris essentiellement près des cavernes où ils vivaient. A l'inverse, les plus petits, vraisemblablement des femelles, s'étaient nourris hors de cette zone géologique avant l'âge de huit ans.

L'étude suggère que les mâles australopithèques auraient donc eu un comportement sédentaire, restant au sein de leur groupe natal («philopatrie») dans une zone géologique de seulement 30 km2. Les femelles quant à elles seraient venues de zones plus éloignées, et donc d'autres groupes familiaux, pour se joindre à la famille des mâles lorsqu'elles auraient atteint l'âge de se reproduire («exogamie»).

Un approchement avec l'Homme ?

Une différence de comportements entre les sexes qui se retrouve chez les chimpanzés, les bonobos et dans de nombreuses sociétés humaines, relèvent les auteurs de l'étude. Mais les ressemblances s'arrêtent probablement là, estiment-ils. L'australopithèque mâle ne possédait pas des canines beaucoup plus développées que les femelles, signe que la compétition entre les mâles du groupe était sans doute bien moins forte que chez les chimpanzés ou les gorilles.

En fait, «il est peu probable qu'il existe encore à l'heure actuelle une structure sociale analogue à celle de ces australopithèques», dont l'anatomie et l'écologie étaient très différentes de ceux des primates modernes, souligne l'étude.

Extrait de "20 minutes"
© 2011 AFP
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15 juillet 2010 4 15 /07 /juillet /2010 16:42

En Arabie Saoudite, des paléontologues ont découvert les restes fossilisés d'un primate inconnu qui aurait vécu voici 29 à 28 millions d'années.

Pesant de 15 à 20 kg, ce primate dénommé "Saadinius Hijazensis" appartiendrait aux catarhiniens, ancêtres communs des singes de l'Ancien monde dont l'Homme fait partie. Après cette découverte, les scientifiques estiment que la période où se sont séparées la lignée des ancêtres de l'Homme et des grands singes d'une part, et celle des ancêtres des Macaques d'autres part est comprise enrte 29 et 24 millions d'années.

 

Source : "Le progrès", 15 juillet 2010

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14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 16:51

Par François Savatier

 

Une troisième espèce humaine, contemporaine de l'homme de Néandertal et de l'homme moderne, aurait été identifiée par les gènes contenus dans un os de la main découvert en Sibérie.  Out of Africa ? Oui, l'espèce humaine a essaimé à partir de l'Afrique, mais quand ? Un fossile daté d'environ 40 000 ans retrouvé en Sibérie complique l'énigme : le séquençage de ses gènes suggère qu'il appartient à un hominidé, qui n'était ni un Néandertalien ni un homme moderne.

 

Le fossile provient de l'Altaï sibérien, et plus précisément de la grotte de Denisova, une grande cavité très riche en traces et artefacts préhistoriques, car elle a été occupée pendant 125 000 ans. Johannes Krause et ses collègues, de l'Institut Max-Planck de Leipzig et de diverses universités européennes et américaines, viennent de séquencer entièrement l'ADN mitochondrial contenu dans l'un des rares fossiles humains de la grotte de Denisova, un os isolé appartenant à un doigt.

 

L'ADN mitochondrial est issu des mitochondries, des organites cellulaires. Il contient environ 16 000 bases. Pour analyser le génome mitochondrial de l'os, les chercheurs ont appliqué une méthode d'amplification spécifique de séquences d'ADN (PCR modifiée), mise au point récemment pour séquencer l'ADN mitochondrial des Néandertaliens sans craindre les contaminations.

 

La comparaison de la séquence obtenue – la séquence complète de l'ADN mitochondrial de l'individu – a révélé qu'elle différait trop de l'ADN mitochondrial des Néandertaliens et des hommes modernes pour qu'on puisse conclure que l'individu séquencé appartenait à l'une de ces espèces. Or le fragment osseux provient d'une strate de la grotte datée entre 48 000 et 30 000 ans avant le présent… Ainsi, à une époque où des hommes modernes et des hommes de Néandertal vivaient en Sibérie, le bout de doigt de Denisova suggère fortement qu'une troisième espèce humaine y vivait aussi ! Chose remarquable, ce serait la première fois qu'une espèce humaine est découverte seulement à partir d'une analyse génétique.

 

Mais de quelle espèce s'agit-il ? Les ancêtres des Néandertaliens et des hommes modernes ont divergé en Afrique, il y a environ 450 000 ans, avant que certains de leurs descendants ne quittent le continent, il y a quelque 250 000 ans pour les premiers et 100 000 ans pour les seconds. Les chercheurs ont établi un nouvel arbre phylogénétique du genre Homo intégrant la nouvelle espèce probable. L'ancêtre commun des Néandertaliens, de l'homme moderne et de l'homme de Denisova aurait vécu il y a environ un million d'années. Dans ce cas, il est impossible que l'homme de Denisova descende de Homo erectus, puisque celui-ci a migré vers l'Eurasie 900 000 ans avant que ne vive cet ancêtre commun, soit il y a 1,9 million d'années. Il semble donc qu'une vague humaine passée inaperçue jusqu'à aujourd'hui aurait quitté l'Afrique il y a un million d'années environ.

 

Cette découverte est plus qu'inattendue, et certains préhistoriens répugnent encore à la considérer comme certaine sur la seule base de l'ADN mitochondrial. Pour mieux apprécier la distance génétique entre la probable nouvelle espèce, Homo neanderthalensis et Homo sapiens, les chercheurs ont entrepris d'extraire de l'ADN nucléaire de l'os du doigt. Toutefois, pour vraiment convaincre les préhistoriens, il faudrait leur trouver un fossile plus complet d'homme de Denisova...

 

 

 

 

Source : Pour la Science

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9 avril 2010 5 09 /04 /avril /2010 13:53

 

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Des paléontologues sud-africains ont présenté jeudi deux squelettes partiels fossilisés d'une nouvelle espèce  d'hominidé datant de près de deux millions d'années. Des squelettes qui révélent une nouvelle étape de l'évolution  humaine. «Ce que nous avons trouvé est probablement le squelette d'hominidés le plus complet jamais découvert», a commenté Lee Berger, paléo-anthropologue de l'Université de Witwatersrand à Johannesburg. «Chaque individu est plus complet que le fameux fossile Lucy mis au jour en Ethiopie», a-t-il ajouté devant la presse en présentant sa découverte sur le site des fouilles à Maropeng (ouest de Johannesburg). Deux spécimens, une femelle adulte et un mâle d'une dizaine d'années, ont été mis au jour en 2008 dans une caverne de ce site, classé au patrimoine mondial de l'humanité, qui a livré un tiers des hominidés exhumés à ce jour. La nouvelle espèce a été baptisée Australopithecus sediba, qui signifie «source d'eau» en sotho, la langue des populations locales. La trouvaille est due au fils âgé de neuf ans de Lee Berger, qui a déterré la clavicule d'un des deux hominidés à l'occasion de prospections géologiques. Ils pouvaientProf-Lee-Berger-with-the-skeleton-of-the-male-child--believ.jpg marcher et grimper aux arbres «Ces fossiles nous donnent une image extraordinairement détaillée d'un nouveau chapitre de l'évolution de l'homme et lève le voile sur une période cruciale durant laquelle les hominidés n'ont plus dépendu de la vie dans les arbres pour s'établir sur le sol», a indiqué le chercheur, publié dans la revue Science du 9 avril. Ces deux hominidés marchaient debout et partageaient nombre de traits avec les premières espèces connues d'Homo. Leurs bras étaient longs comme ceux des singes mais avec des mains courtes et puissantes. Ils étaient dotés d'un pelvis évolué, de petites dents et de longues jambes les rendant capables de courir comme un humain. Il est aussi probable que ces hominidés pouvaient grimper aux arbres. En fait, le sediba était apparemment à l'aise dans ces deux modes de vie. Leur taille était d'environ 1,27 mètre. La femelle pesait quelque 33 kilos et le jeune mâle 27 kilos. Le cerveau de ce dernier était très petit avec un volume de 420 à 450 centimètres cube. Comparativement, le volume du cerveau humain varie de 1.200 à 1.600 cm3. Mais, a noté Lee Berger, la forme du cerveau de ce nouvel hominidé paraissait plus évoluée que celui des autres espèces d'australopithèque. Ancêtre de l'homme moderne ou branche éteinte Les deux nouveaux fossiles sud-africains sont des hominidés apparus un million d'années après Lucy (3,2 millions d'années). Celle-ci a longtemps été considérée comme ancêtre de l'humanité jusqu'à la découverte de «Ardi» (4,4 millions d'années), plus proche du maillon commun avec le chimpanzé. Leurs caractéristiques montrent que la transition entre les premiers hominidés et le genre Homo s'est produit très lentement. «Cette nouvelle espèce partage plus de traits dérivés avec les premiers hominidés que tout autre australopithèque» et peut donc être l'ancêtre de l'homme moderne ou bien d'une branche éteinte au fil de l'évolution, a expliqué le professeur Berger. Au moins deux autres spécimens de sediba ont été trouvés sur le site et font encore l'objet d'analyse, a-t-il ajouté. Les chercheurs ont aussi identifié les fossiles d'au moins 25 autres espèces animales dont une hyène, un chien sauvage, des antilopes et un cheval.


Source : 20 minutes

Voir la reconstitution 3D sur DailyMail

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