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 L'origine de l'Homme, sa nature, son essence

 

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18 mai 2009 1 18 /05 /mai /2009 16:28
Schelklingen, Allemagne - Les scientifiques ont découvert la plus ancienne sculpture façonnée par la main de l'Homme. C'est la première de cette époque à représenter une silhouette humaine, en l'occurrence une femme nue, symbole de fertilité. Elle apporte des informations supplémentaires sur les débuts de l'art.


La sculpture représente une femme aux caractéristiques sexuelles amplifiées : une forte poitrine, un large ventre et de grosses fesses.

Creusée dans une défense de mammouth en ivoire , cette statuette de 6 centimètres semble avoir été le symbole de la fertilité pour les premiers hommes.Selon les scientifiques, cette « Vénus », trouvée l'année dernière dans la grotte Hohle Fels près de Schelklingen au sud-ouest de l'Allemagne, est probablement la plus vieille représentation humaine de ce type.

La datation au carbone 14 prouve qu'elle a au moins 35 000 ans. Les fragments, qui ont ensuite été assemblés, se trouvaient aux côtés de pierres, os et outils en ivoire utilisés par les premières populations d'Homo sapiens établies en Europe. Le docteur Nicholas Conard de l'université Tübingen, qui a décrit la découverte dans le journal Nature, déclare : « La nouvelle figurine de Hohle Fels change radicalement notre vision des origines de l'art paléolithique ».

On ne sait pas quand l'Homme a commencé à produire des oeuvres d'art, mais des dessins géométriques datant de 75 000 ans ont été observés sur des roches en Afrique. La grotte Hohle Fels est située non loin de la vallée du Danube. Les scientifiques pensent donc que les premiers hommes auraient suivi cette route quand ils ont quitté l'Afrique vers l'Europe de l'Est et Centrale. Cette zone est un site archéologique riche, ayant déjà révélé de nombreux objets d'art figuratif : de petites sculptures représentant des mammouths, des bisons, des lions, des chevaux et des oiseaux, et deux figurines mi-homme, mi-animal. On y a également trouvé des exemples de joaillerie, comme des colliers ou des pendentifs en ivoire, ainsi qu'une flûte en ivoire de mammouth, le plus ancien instrument de musique du monde.

Le docteur Paul Mellars de l'université de Cambridge commente la découverte: « L'abondance de petites statuettes sculptées d'ivoire sur ce site du sud de l'Allemagne montre qu'il peut s'agir du lieu de naissance d'une véritable tradition sculpturale artistique d'Europe, voire du monde ».

Sources : Yahoo / MaxiSciences


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1 septembre 2006 5 01 /09 /septembre /2006 13:53
Il s'agit de la plus célèbre des statuettes préhistoriques.

Cette figurine aux formes imposantes (dont le type se retrouve dans toute l'Europe gravetienne) a justifié la thèse d'un "règne de la Mère", qui aurait dominé les âges de la préhistoire.

J. Szombathy l'exhuma en Autriche en 1903, et la baptisa ironiquement  du nom de "Vénus".
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29 août 2006 2 29 /08 /août /2006 18:21
Découverte en 1894 par Edouard Piette, cette sculpture en ivoire de mammouth date de - 28000 ans.

Son visage aux traits délicats contraste avec les têtes inexpressives des autres statuettes paléolithiques. Des traces de pigment sont visibles.

Un soin particulier a été apporté à la représentation de sa coiffure, du front à la base du cou.

Est-ce une capuche, une résille, ou une chevelure coiffée en nattes ? Un motif en croisillons recouvre parfois entièrement la tête de statuettes paléolithiques.
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17 juin 2006 6 17 /06 /juin /2006 00:50

Cette grotte, de 11 000 ans plus ancienne que Lascaux, est le deuxième cas au monde, après la grotte découverte à Cussac (Dordogne) il y a cinq ans, à présenter une association de squelette humain et de représentations pariétales en grotte profonde, pour cette période du gravettien (paléolithique supérieur). L'estimation la plus probable de l'âge des peintures et sculptures se situe entre 28 000 et 30 000 ans.

Par ailleurs, une représentation d'un visage humain figurée sur une paroi «pourrait être la plus ancienne connue au monde jusqu'à présent», selon M. Baratin, conservateur régional de l'archéologie de Poitou-Charentes. Il s'agit «du mode le plus élémentaire de représentation, en utilisant une anomalie de la paroi», a expliqué le scientifique à Vilhonneur.

Deux coulées de calcite s'écartent, en formant comme une coiffe ou une chevelure qui entourent un visage où sont figurés deux traits horizontaux noirs pour les yeux, un trait vertical noir pour le nez, et un trait horizontal pour la bouche.

Une main droite négative noire, peinte par soufflage, constitue un autre élément remarquable. Plusieurs autres éléments pariétaux ont été découverts jusqu'à présent : quatre points rouges qui évoquent l'empreinte des extrémités de quatre doigts d'une main, six taches rouges recouvertes partiellement d'un voile de calcite, deux unités de points rouges, huit bâtonnets noirs alignés.

Un squelette entier d'un homme jeune a été retrouvé sur le sol de la grotte, où il a été déposé. Deux prélèvements de côtes ont été analysés par le laboratoire Beta Analytic de Miami, pour datation. Les résultats obtenus donnent un âge de 27 000 ans à cet individu.

Cinq squelettes de jeunes hyènes des cavernes ont également été trouvés dans une autre salle; ils ont pour l'instant été datés à environ 28 000 ans.

source : ledevoir.com

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1 avril 2006 6 01 /04 /avril /2006 17:07

Tout le monde connait les peintures, souvent magnifiques, que les hommes (mais aussi femmes et enfants) du paléolithique supérieur nous ont laissé, à travers les âges, dans l'obscurité et l'intimité de la terre, dans les grottes.

Lorsque l'on s'intéresse de plus près à cet héritage précieux, puisqu'il figure parmi les premières traces artistiques qui font preuve d'une telle maîtrise, on peut dégager plusieurs constats.

Tout d'abord, ce qu'on y trouve : il s'agit souvent de représentations animales de gros mammifères, vivants dans l'environnement proche. Ce sont souvent des chevaux et des bisons, des aurochs, des rennes... qui ne sont pas les animaux les plus consommés, comme en attestent les nombreux restes de petits animaux, lapins notamment. Leurs proportions intrinsèques sont respectées, contrairement à l'échelle des animaux entre-eux. De rares représentations humaines sont présentes, mais elle ne sont que caricaturales et n'adoptent en rien le réalisme des animaux dessinés.

Il faut également s'attarder sur ce qu'on n'y trouve pas ; les artistes ne représentent jamais le soleil, la lune, les nuages, les étoiles. La flore, elle aussi, est ignorée : ni arbre, ni plante. Pas de paysage non plus ; la ligne d'horizon n'est jamais figurée. Jamais de hutte, ou de maison. On ne trouve pas davantage de scènes représentant des groupes de personnes en train de danser, de chanter, de cuire des aliments. Le quotidien est absent. En s'enfonçant dans les ténébres, nos ancêtres n'ont visiblement pas pour but de décrire leur environnement familier. A l'évidence, cet art-là ne relève pas de la description ...

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2 mars 2006 4 02 /03 /mars /2006 11:29

 

Voici quelques exemples de la qualité graphique des ancêtres de nos ancêtres les Gaulois ...


"Les signes abstraits parsemant les frises d'animaux de Lascaux sont des 'symboles' - que pourraient-ils être d'autres ? Les images des animaux elles-mêmes étaient manifestement, aux yeux des hommes de Cro-magnon qui les ont peintes, plus que de simples représentations ; elles étaient aussi empreintes des tonalités du monde complexe de l'esprit. Nous ne saurons jamais avec certitude quel en était le contexte mythologique ; mais il est évident  que même la façon superbe dont les hommes de Cro-magnon ont peint les animaux avec lesquels ils partageaient le monde devaient avoir une importance symbolique qui dépassait la simple description zoologique"
 
Extrait de
Ian Tattersall in l'émergence de l'homme p.204










VISITE VIRTUELLE DE LA GROTTE





1 - LA ROTONDE. Une frise monumentale orne les parois de cette vaste salle, également baptisée salle des Taureaux. Le sol est recouvert de stalagmites et cloisonné de gours qui se remplissent d'eau à la moindre pluie. Les peintures, dont les teintes sont à dominante noire, atteignent jusqu'à 5 mètres de long, et certaines présentent des effets de perspective complexes. Flanqués de sept chevaux galopant, trois des cinq bovidés représentés se situent sur la paroi de gauche. Accompagnés de deux chevaux et d'une file d'aurochs rouges, deux autres de ces animaux se trouvent sur la paroi opposée. A l'intersection de ces deux panneaux, au-dessus de l'entrée du Diverticule, on peut voir un ensemble de petits cerfs témoignant d'une grande originalité graphique. Précédé par un animal fantastique portant deux cornes sur le front et appelé la «Licorne», un groupe de taureaux apparaît sur la gauche, tandis qu'à droite un petit ours peint en noir, et en partie dissimulé dans l'épais contour d'un immense taureau, demeure identifiable. De multiples signes énigmatiques (bâtons, traits parallèles) complètent les panneaux de cet ensemble de représentations en étroite symbiose avec leur support.

2 - LE DIVERTICULE AXIAL. Les compositions que renferme ce long couloir comptent parmi les plus remarquables de la grotte. Sur une douzaine de mètres, deux représentations se font face. À droite, un cerf marque l'entrée du diverticule. Puis une grande vache rouge fait face à un taureau noir, alors que dans l'espace les séparant apparaissent les célèbres «Chevaux chinois». Cette file de petits chevaux est placée au-dessous d'une vache couchée. Exécutée selon les techniques du tampon et de la peinture soufflée, la longue frise des cinq poneys constitue une suite étonnante. Deux bouquetins opposés l'un à l'autre terminent le panneau où les signes (bâtonnets, rectangles, ponctuations ou lignes parallèles), généralement couplés avec les animaux, sont omniprésents. Sur la paroi gauche du diverticule, quatre vaches et trois petits chevaux sont accompagnés de signes identiques. Plus loin, le diverticule se rétrécit et on retrouve, enroulé sur la paroi, un groupe bison-cheval dont les formes suivent le contour de la roche. Deux bouquetins, presque symétriques, s'y font face. Un bouquetin ocre, à la ligne dorsale et aux sabots ponctués de noir, s'efface sous deux vaches présentées en vis-à-vis. Un grand cheval jaillissant des profondeurs terrestres conclut le fameux diverticule. Pour peindre ces animaux et les signes qui les accompagnent sur les parois de calcaire blanc, les artistes durent ériger des échafaudages. Reposant en certains endroits du couloir à une j hauteur de 2 m, le plancher fut vraisemblablement édifié en bois de chêne : des macrorestes végétaux retrouvés à cet emplacement semblent en effet indiquer que c'est ce matériau qui fut employé pour leur édification. Devenu accessible, le plafond put ainsi être intégré au dispositif pariétal. Des vaches viennent y converger selon des axes ! de symétrie parfaitement élaborés. Les proportions I démesurées de ces aurochs, ancêtres directs de nos j bœufs domestiques, leur savant détourage, leurs yeux étonnamment expressifs sont autant de traits raffinés qui appartiennent en propre au «grand  maître de Lascaux».

3 - LE PASSAGE. Il permet de relier la Rotonde a la Nef. Ce couloir de 2 à 4 mètres de largeur a subi de fortes dégradations dues à l'érosion naturelle. Des traces de peintures représentant des pattes d'animaux et de nombreuses gravures subsistent cependant vers le bas de la paroi et dans les parties concrétionnées.

4.1 - L'ABSIDE. Un seul regard panoramique suffit  à embrasser toutes les fresques qu'elle abrite. Petite salle circulaire, l'Abside recueille plus d'un millier de représentations gravées et peintes, du ras du sol au centre du plafond. Les gravures se touchent ou se superposent pour la plupart, parfois dans un enchevêtrement inextricable. On y retrouve tous les animaux figurant dans le reste de la grotte, auxquels s'ajoutent un renne, difficile à identifier, un bœuf, et un personnage curieux baptisé le «petit sorcier». Les grands herbivores (aurochs, bisons...) sont représentés en bas, les taureaux, les chevaux, les cerfs et les biches à mi-hauteur, et des chevaux sont peints sur le plafond.

4.2 - LA SCENE DU PUIT. Situé en contrebas de l'Abside, le Puits a une profondeur de 5 mètres. C'est à l'aide de cordes, dont un fragment a été retrouvé, que les artistes magdaléniens y descendaient. Ils assemblaient ensuite des échafaudages et les étais nécessaires à leur consolidation. A sa base, on remarque un groupe fameux : un rhinocéros et, derrière lui, un homme à tête de chocard (celle d'un oiseau), les bras tendus, renversé par la charge d'un bison au ventre percé d'une sagaie. À ses côtés apparaît une figure décorée d'une tête d'oiseau identique à la sienne. Cette composition associe trois thèmes figuratifs rares (homme-oiseau-rhinocéros), généralement absents du dispositif pariétal supérieur, où le bison est peu représenté. Cette manifestation allégorique est des toutes premières scènes mettant l'homme en action et la seule évocation directe d'une scène de chasse. L'ébauche d'un cheval raide au trait épais et à la crinière ébouriffée occupe l'étage inférieur du Puits.

5 - LA NEF. Dans ce long couloir débutant à gauche de l'Abside, le relevé des figurations présente quelques difficultés. Peintures et gravures se mélangent en se concentrant principalement sur la paroi gauche, la plus accessible. On y reconnaît pourtant divers signes propres à Lascaux, les fameux «blasons» ou «damiers» peints en rouge, jaune et noir. L'expression graphique de la «frise des Cervidés» franchissant la rivière, demeure l'une des plus fascinantes qui soit. Est-ce une harde de cerfs nageant en ordre vers la rive opposée ou un seul cerf croqué aux stades successifs de sa progression et dressant la tête vers l'arrivée ? Cette organisation scénique constitue en tout cas une savante décomposition du mouvement, première version en quelque sorte du dessin animé.

6 - LE CABINET DES FÉLINS. Dans ce diverticule final du réseau sont concentrés six félins gravés. Longue de 25 mètres et étroite d'environ 1 mètre, cette galerie contient aussi plusieurs vestiges de peinture d'animaux, notamment un cheval et un bison, et de nombreux signes quadrangulaires, six points alignés deux par deux, une croix et trois bâtonnets rappelant curieusement le chiffre XIII.

 

 


UN ÉCHAFAUDAGE PRÉHISTORIQUE
Les artistes magdaléniens ne pouvaient atteindre le plafond du Diverticule axial, trop élevé. Creusant des séries de trous dans la paroi, à environ 2 mètres au-dessus du sol, ils y enfoncèrent des solives en chêne, dont on a retrouvé des fragments. Ils purent ainsi dresser un plancher presque horizontal, sur lequel ils peignaient debout. Dans la Rotonde et dans l'Abside, ils ont sans doute utilisé des échafaudages plus légers ou des échelles de perroquet.
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20 février 2006 1 20 /02 /février /2006 17:52

La grande invention des hommes du Paléolithique supérieur, c'est l'art, l'art pariétal. Pour la première fois, les Hommes sont capables de dessiner, de graver, de sculpter et même de modeler. Ils le font d'abord dans de petites grottes, puis sur les parois des cavernes profondes. Ils représentent surtout des animaux, et exceptionnellement des silhouettes humaines. La découverte dans les gorges de l'Ardèche, le 18 décembre 1994, de la grotte Chauvet dont les peintures datent de 30 000 ans, démontre que dès l'origine l'Homme moderne a été au sommet de son art. Il avait déjà inventé des techniques pour rendre la perspective et le mouvement, il avait inventé le dégradé et l'estompage. On peut dire que le maître de la grotte Chauvet était déjà un grand maître de l'art.


Depuis la découverte à la fin du xixe siècle de l'art rupestre franco-cantabrique, diverses hypothèses sur la nature et les moyens d'application des colorants sur les parois des grottes ont été proposées. Les mélanges dans la composition des colorants, établis à partir de leur structure physique, confirment la maîtrise de la technique picturale.


Les colorants étaient des pigments minéraux naturels : l'ocre fournissait le jaune, le rouge et le brun ; le manganèse, le noir et le marron foncé, le kaolin, la couleur blanche, la limonite et l'hématite pour l'orange, le rouge et le bistre. Ces pigments étaient écrasés à l'aide de broyeurs de pierre dans les cavités naturelles de palettes elles aussi en pierre (plates ou rondes), d'ossements d'animaux chassés ou de coquilles marines. Les artistes se servaient d'eau ou de graisse d'origine animale ou végétale comme liant avant de peindre sur les parois.


La mise en place des peintures pariétales semble avoir été précédée et souvent complétée par la gravure. En ce qui concerne l'application des colorants, plusieurs moyens ont pu être utilisés simultanément ou successivement dans une même grotte : crayons d'ocré, pinceaux, doigt nu, tampons de fourrure, tubes ou cavité buccale utilisés comme vaporisateurs.


Les grottes ornées paléolithiques sont situées sur la façade atlantique de l'Eurasie ; toutefois il en existe quelques-unes dans l'aire méditerranéenne et jusque dans l'Oural. Dans le sud-ouest de la France, elles ont été découvertes en Dordogne, dans le Périgord, en Ariège, en Ardèche, dans la région de Marseille.

L'ensemble des thèmes figuratifs de l'art pariétal présente une certaine homogénéité. De toute évidence, les animaux ont joué un rôle considérable dans l'économie des chasseurs paléolithiques et leurs images ont dû alimenter les rêves comme elles ont inspiré les peintres et les graveurs. Mais l'hypothèse selon laquelle la raison d'être de ces peintures serait l'envoûtement des animaux figurés, pour s'en assurer la possession magique lors de la chasse, concerne moins de 10 % des représentations animales, celles qui les montrent transpercés par des flèches. L'art des cavernes n'est pas forcément en relation avec la chasse puisqu'à Lascaux, par exemple, les Hommes consommaient surtout du renne et qu'il n'y a qu'une seule peinture de renne : ce sont surtout des cerfs qui sont représentés. L'hypothèse d'un art en relation avec la fécondité est aussi impossible à soutenir : ni les figures féminines ni les animaux n'évoquent la reproduction ou l'enfantement.


L'étude de l'art pariétal paléolithique met en évidence son organisation ; rien n'est raconté ni explicité clairement, tout paraît symbolique et codé. Certains chercheurs y ont vu des pièges, des huttes, des armes, des blasons, en se fondant sur de vagues similitudes de formes et des coïncidences ethnographiques. Pour André Leroi-Gourhan, l'étude de leur répartition chronologique et topographique montre que les signes sont des symboles de caractère sexuel masculin et féminin. Les ovales, triangles et signes quadrangulaires sont autant de représentations plus ou moins abstraites de vulves. Les points et les bâtonnets sont des signes masculins, mais leur abstraction dépasse la simple analogie formelle. Ce qui est certain, c'est qu'il s'agit d'un code symbolique : liaisons préférentielles entre certaines espèces animales, relations électives entre les différents types de signes, composition en file, en paires, etc.

Les Hommes ont pu pénétrer à l'intérieur des cavernes grâce à des lampes creusées dans des pierres où devaient brûler des matières organiques (huiles, graisses). Ces lampes y ont souvent été retrouvées comme à La Mouthe, au Moustier ou à Lascaux. Dans ce dernier sanctuaire profond, les fouilles ont mis au jour une lampe façonnée en grès rosé et plus d'une centaine non façonnées en pierres brutes de calcaire local choisies à cause de leur petite dépression naturelle. Leur lueur devait être celle d'une bougie et créer une ambiance très particulière. Des expériences ont été faites avec des artefacts : à la lueur de ces flammes vacillantes on a l'impression fantastique de voir les animaux en mouvement.

Extrait de "L'Homme premier - Préhistoire, Evolution, Culture",
écrit par Henry de Lumley
Editions Odile Jacob - 1998

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5 février 2006 7 05 /02 /février /2006 20:38

Des gravures datant d'environ 25.000 ans avant notre ère ont été découvertes sur les parois d'une grotte à Vilhonneur près d'Angoulême (Charente), selon la préfecture de Charente et le ministère de la Culture.

Elles seraient donc beaucoup plus anciennes que celles de Lascaux : les fresques de la célèbre grotte de Dordogne, chef d'oeuvre de l'art préhistorique classé patrimoine mondial de l'Humanité, remontent à 17.000 ans avant JC.

Des experts sont attendus dans les jours prochains sur le site ... encore un peu de patience avant que de nouvelles données nous arrivent, ainsi que quelques reproductions.

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