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 L'origine de l'Homme, sa nature, son essence

 

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18 octobre 2007 4 18 /10 /octobre /2007 14:17

 AFP - 16 octobre 2007 - 14:51

 

Des paléontologues argentins et brésiliens ont découvert, en Patagonie argentine, le fossile d’un dinosaure inconnu, à la taille impressionnante — haut de 12 à 15 m, long de 32 à 34 m —, un herbivore à long cou, d’au moins huit tonnes, vieux de 88 millions d’années.

 

"C’est le troisième plus grand fossile de dinosaures jamais découvert dans le monde et le plus complet d’entre eux, puisque nous avons retrouvé 70% du squelette", a affirmé le paléontologue argentin Jorge Calvo, directeur du Centre paléontologique de l’Université nationale de Comahue (Argentine) lors d’une conférence de presse à l’Académie des Sciences de Rio de Janeiro.

 

Premier représentant d’une branche jusque-là inconnue de la famille des titanosaures, baptisée Lognkosauria, ce dinosaure été lui-même appelé "Futalognkosaurus dukei", un nom issu de la langue des Indiens Mapuche signifiant "chef géant des sauriens". Le mot "dukei" rend hommage à l’entreprise privée Duke Energy Argentina ayant financé la plus grande partie des fouilles sur les berges du lac artificiel "Lago Barreales", situé à 90 km de la ville de Neuquém, au nord de la Patagonie argentine.

 

"Nous avons d’abord trouvé trois vertèbres cervicales en février 2000. Puis en 2001 cinq autres. En 2002, nous avons eu un problème avec la crue du lac qui a recouvert les fossiles. Les travaux ont été supendus pendant 10 jours. On a repris pour finalement trouver la colonne vertébrale", a relaté Jorge Calvo dont l’équipe se composait de 13 Argentins, huit Brésiliens et un Italien.

Les chercheurs ont présenté lundi à Rio une réplique de la dernière vertèbre du cou du dinosaure - de 1m 10 de haut dont le poids réel est de 200 à 300 kg- découverte au début des fouilles ainsi que la première vertèbre (88 cm, 80 kg) de sa queue.

 

Depuis février 2000, outre le "Futalognkosaurus dukei", les chercheurs ont trouvé plus de 1.000 fossiles de divers groupes d’animaux et de plantes, sur une zone de 400 m2.

 

Cela a permis de reconstituer un écosystème du Crétacé supérieur -époque à laquelle vivaient les titanosaures en Amérique du Sud, en Afrique et en Inde-, "avec une précision comme jamais auparavant", a souligné Calvo.

 

"Le fait que la majorité des fossiles ait été trouvée sur une zone restreinte (400 m2) et dans une couche de roches de 50 cm, permet de déduire que tous ces animaux ont vécu en même temps", a-t-il ajouté.

 

Les paléontologues ont découvert dans cette zone des poissons -les premiers de la région-, des coquillages, au moins deux espèces de crocodilomorphes et différents groupes de dinosaures dont des carnivores comme le Megaraptor doté d’une griffe de 40 cm. Ils ont trouvé par ailleurs des restes de grands pterosaures (reptiles volants) et des fossiles de feuilles qui devaient être la base de l’alimentation du Futalognkosaurus dukei.

 

"Jusqu’à présent, on ne connaissait aucun dépôt du Crétacé Supérieur réunissant une telle diversité d’animaux rassemblés en un seul endroit", a déclaré à l’AFP le chercheur brésilien Alexander Kellner.

 

"Schématiquement, a-t-il expliqué, ce Futalognkosaurus dukei est mort pour des raisons inconnues sur les berges d’un fleuve. Une partie de son squelette a été séparée par des animaux carnivores comme le Megaraptor par exemple et/ou des crocodilomorphes. Une forte averse a entraîné ce qui restait de la carcasse du Futalognkosaurus dukei à l’intérieur du fleuve. Etant donné sa taille, la carcasse n’a été que partiellement engloutie, ce que des analyses sédimentologiques confirment. La partie émergée a agi comme une barrière naturelle de sorte que la rivière a perdu de sa force et que d’autres organismes se sont accumulés près de la carcasse".



Source : AFP / France Info

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18 octobre 2007 4 18 /10 /octobre /2007 14:12

Marie-Odile Monchicourt - 14 octobre 2007 - 19:30 - France Info

Grâce à un prélèvement de l’ADN , les savants viennent de faire une découverte importante sur l’homme du Néandertal.

L’homme du Néandertal et l’Homo sapiens sont les descendants de l’Homo érectus : l’Homo sapiens a évolué en Asie et en Afrique, le Néandertal en Europe. Mais les scientifiques viennent de découvrir que les deux espèces se sont croisées ! Des restes trouvés en Sibérie se sont révélés être ceux du Néandertal, prouvant qu’il a reflué d’abord vers le Proche-Orient, puis vers le Moyen-Orient, ensuite vers le coeur de l’Asie centrale, jusqu’en Sibérie : sa présence remonte à 30.000/ 40.000 années.

Et les savants se demandent s’il n’est pas allé encore plus loin, jusqu’en Chine. L’histoire de ce Néandertal a été reconstituée, pour la première fois, grâce à l’étude de l’ADN de l’os.

Ecouter la chronique de M.O. Monchicourt

La chronique en mp3

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3 octobre 2007 3 03 /10 /octobre /2007 13:21
 Dans un article publié aujourd’hui dans Science, des chercheurs viennent de présenter une méthode qui leur a permis d’extraire de l’ADN à partir de poils de mammouths laineux de Sibérie. Ces derniers comptent désormais utiliser cette technique pour reconstituer le génome d’autres espèces disparues.
 

Jus de laine
 

Webb Miller de la Penn State University (Etats-Unis) et ses collègues ont recueillis des échantillons de poils d’une dizaine de mammouths vieux de 12 à 50 000 ans. Ils ont ensuite « lavé » ces échantillons à l’aide d’une solution à base d’eau de javel ; ceci afin d’éliminer toute contamination des poils par des bactéries. Enfin, grâce à un cocktail d’enzymes, ils ont pu extraire puis analyser l’ADN contenu dans la kératine des poils fossilisés.
 

"Les données génétiques déjà recueillies par cette méthode ouvrent la voie au séquençage du génome de mammouth complet", explique Stephan Schuster, co-auteur de cette recherche.
 


Les vieux poils plus propres que les vieux os
 

Jusqu'à présent, il fallait percer de vieux ossements pour pouvoir comparer par exemple les caractéristiques génétiques des éléphants et des mammouths ou encore savoir comment ces derniers ont survécu à la période glaciaire avant leur extinction. Ces échantillons d'ADN sont cependant rares et souvent contaminés par des bactéries. Les poils, en revanche peuvent être lavés et décontaminés sans que l’ADN contenu dans leur kératine ne soit altéré.
 

Séquencer des fossiles empaillés
 

Ainsi, avant cette étude, seulement sept génomes d'animaux appartenant à des espèces éteintes ont pu être analysés: quatre d'oiseaux anciens, deux de mammouths et un de mastodonte. Mais grâce à cette nouvelle méthode d’analyse, cela pourrait changer rapidement. "Si on pense à tous les animaux à fourrure empaillées dans les musées d'histoire naturelle du monde dont l'espèce est éteinte, il y a beaucoup de travail sur la planche pour séquencer leur ADN", note Thomas Gilbert de l'université de Copenhague au Danemark, un autre co-auteurs des travaux.
 
 

Prochainement dans « Les Experts » ?

Ces travaux pourraient aussi avoir d'autres applications, estime Eske Willerslev, professeur à l'université de Copenhague et expert des traces d'ADN dans les sédiments et les organismes. "La méthode doit encore être affinée pour être pleinement utilisable par exemple par un médecin légiste (...) ce qui n'est qu'une question de temps", selon lui.

Cette méthode pourrait ainsi être combinée avec des machines à séquencer l'ADN très rapides qui permettraient, selon cet expert, d'obtenir des résultats en 24 heures ou moins contre plusieurs jours aujourd'hui, voire plus.
 


Source : Y.P. avec AFP, 20 minutes
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27 septembre 2007 4 27 /09 /septembre /2007 12:00
L'art du paléolithique supérieur compte un grand nombre de bâtons phalliques entièrement taillés dans la roche. Un double bâton, provenant de la gorge d'Enfer, est clairement constitué de deux pénis qui forment un angle (exactement comme les « doubles » godemichés aujourd'hui). Malheureusement, ces bâtons ont souvent été publiés sans la mention précise de toutes leurs dimensions. Contrairement à leur interprétation symbolique, il est donc difficile de se prononcer sur leur éventuelle utilisation, mais, globalement, ces bâtons présentent la même gamme de tailles que les godemichés modernes.

Compte tenu de la taille, de la forme et, dans de nombreux cas, du symbolisme explicite des bâtons de l'âge glaciaire, on voit mal comment on pourrait décemment refuser l'interprétation la plus évidente et la plus
gorge-enfer.jpg simple. C'est pourtant ce qu'on a fait. Ces objets phalliques ont tour à tour été considérés comme des objets rituels, des bâtons de commandement, des propulseurs de flèches - ou de lance (quand il y a un trou à la base ou, comme sur le double bâton de la gorge d'Enfer, à la jonction des deux pénis). Pourtant, dans la majorité des cas, la possibilité qu'ils aient été utilisés pour une pénétration vaginale, anale ou orale ne fait aucun doute. On peut très bien s'être servi du «bâton» de Dolni Vëstonice - dans lequel Absolon voit une figuration féminine abstraite - comme d'un godemiché à poignée. Et deux femmes peuvent, sans problème, avoir utilisé le double « bâton » de la gorge d'Enfer pour une pénétration vaginale ; d'autres configurations sont également envisageables, et on peut imaginer qu'une sorte de courroie était glissée dans la cavité située à l'extrémité inférieure

Je ne suis pas en train de dire que ces artefacts sont nécessairement des «jouets» sexuels, c'est-à-dire des objets d'amusement (même si je ne vois pas pourquoi cette hypothèse devrait d'emblée être rejetée). Si l'adjectif rituel confère une quelconque crédibilité, alors on peut envisager une défloration rituelle ; c'est une pratique fréquente dans un grand nombre de sociétés du monde entier. D'ailleurs, même si ces bâtons ont eu une autre fonction réelle ou prétendue, leurs dimensions et leur symbolisme n'excluent pas une utilisation sexuelle. À ma connaissance, la présence ou l'absence de godemichés dans de nombreuses cultures n'a pas été systématiquement répertoriée, mais ceux-ci sont probablement répandus dans l'histoire humaine.

L'insertion d'objets dans le vagin en vue du plaisir sexuel a été observée chez les primates à l'état sauvage. Il est probable que cette pratique ait accompagné notre propre évolution et les débuts de la culture, même si on considère généralement que les premières représentations attestant l'utilisation de godemichés se trouvent sur les poteries grecques du Ve et du IVe siècle av. J. C. Or il se pourrait bien qu'il existe un exemple d'utilisation datant de l'époque glaciaire.


Extrait de "La préhistoire du sexe"
Timothy Taylor
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18 septembre 2007 2 18 /09 /septembre /2007 16:38

Les œuvres d'art préhistorique ont été produites au cours d'une période qui est au moins vingt fois plus longue que toute la durée de notre ère. En les redécouvrant, c'est aussi notre propre histoire que nous redécouvrons: les images, les signes et les idéogrammes nous révèlent des façons de penser, de voir et de communiquer propres aux origines mais qui n'ont pas disparu pour autant. Des parties de nous-mêmes, des caractéristiques de notre système de communication actuel et du langage visuel d'aujourd'hui reviennent à notre connaissance. Ce langage est largement masqué ou effacé par les modes, les périodes et les styles qui se superposent à lui mais, à la base, il conserve les mêmes racines, les mêmes principes et les mêmes paradigmes qu'aux origines.

 
 Redécouvrir les origines, c'est donc retrouver les motivations et les émotions fondamentales sur lesquelles repose notre manière de penser, d'imaginer, de créer des mythes, de sentir et d'éprouver. Mais c'est aussi redécouvrir le processus de développement et d'évolution qu'ont suivi nos capacités de représentation et de communication, qui influent tant encore sur le contact social et sur l'identité de l'individu, du groupe, de l'ethnie et de l'espèce.

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Il est enfin un autre aspect, peut-être secondaire pour l'archéologue, l'anthropologue ou l'historien de l'art, mais fondamental pour la culture générale: l'étude de l'art préhistorique et tribal ouvre de nouveaux horizons sur des systèmes logiques de communication et d'expression très profondément enracinés dans l'homme. Ces systèmes constituent une langue universelle qui déborde les frontières idiomatiques provinciales, régionales ou nationales et englobe toute l'humanité. C'est sans doute aussi pour cette raison que la question du langage visuel et de ses origines suscite aujourd'hui un intérêt de plus en plus vif, et pas seulement chez les chercheurs.



Extrait de "Aux origines de l'art"
Emmanuel Anati

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14 septembre 2007 5 14 /09 /septembre /2007 14:00

Une petite taille pour un contenu volumineux, voilà qui donne une idée de la densité de ce livre, qui expose chaque étape de la conceptualisation de la théorie évolutionniste.

Patrick Dorléans s'attache plus particulièrement
à l'histoire de l'Homme et lui consacre un chapitre entier.

Un bon ouvrage de synthèse, même si une fois de plus, on peut regretter le mauvais équilibre entre le détail des sujets abordés et la facilité de lecture.



Il était une fois l'évolution
Patrick Dorléans
Ellipses Editions,  2003

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13 septembre 2007 4 13 /09 /septembre /2007 16:35
L'observation du comportement sexuel dans la nature montre bien que la sexualité animale est flexible. Les bonobos qui vivent au centre du Zaïre sont peut-être les grands singes les plus intéressants à cet égard. On a commencé à en parler il y a peu de temps seulement, sans doute parce que leur comportement remet en cause l'idée selon laquelle la domi-nance des mâles est naturelle et universelle dans les sociétés des primates comme des humains. Les observateurs ont souvent cherché à comparer les hommes aux chimpanzés et aux gorilles. Nous sommes à l'évidence liés par l'évolution à ces deux singes, mais ils sont plus proches l'un de l'autre que chacun l'est de nous. Cependant, il n'existe pas qu'un seul type de chimpanzé. Les bonobos, qu'on appelle aussi chimpanzés nains (bien qu'ils ne soient pas plus petits que les autres), forment une espèce distincte qui marche plus redressée et a un squelette moins « spécialisé ». En fait, ils représentent les équivalents vivants les plus proches des premiers australopithèques d'il y a quatre millions d'années.

Mais les théories de l'évolution ont aussi ignoré longtemps les bonobos - selon Alison Jolly et d'autres chercheurs - pour des raisons qui tiennent à notre puritanisme sexuel. « La promiscuité sexuelle des chimpanzés nains est telle qu'elle fait ressembler Sodome et Gomorrhe à un thé chez un clergyman. » Les bonobos consacrent en effet la plupart de leur temps au sexe. À côté des activités hétérosexuelles entre adultes, les femelles s'adonnent à force frottements génitaux entre elles (ce qu'on appelle tribadisme chez les humains). Les mâles se livrent à des « joutes de pénis » et se frottent le postérieur, dos à dos. Mais ce qui est le plus choquant pour nous, c'est qu'adultes et enfants font l'amour ensemble. En fait, les petits sont souvent initiés par leur mère - le seul tabou s'observe entre mères et fils de plus de six ans. Le sexe est, d'après certains chercheurs, une composante naturelle de l'enfance chez les bonobos, et il va de pair avec les jeux et les soins qui accompagnent la croissance. Le sexe chez les bonobos paraît être une activité rapide, fonctionnelle et décontractée qui sert de ciment social.

Je ne veux nullement dire que les bonobos fournissent un modèle de ce que devrait être la sexualité humaine - que, malgré les contraintes sociales, nous devrions tous nous comporter davantage comme des bonobos. Simplement, ils nous invitent à imaginer de façon plus ouverte les comportements sexuels de nos lointains ancêtres. En termes physiques, il n'y a en fait rien que les bonobos fassent que les humains ne fassent pas parfois.


Extrait de "La préhistoire du sexe"
Timothy Taylor
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12 septembre 2007 3 12 /09 /septembre /2007 20:49
Lundi 19 Septembre 2005
Séquençage du génome du chimpanzé : Histoire d'hommes avec Yves Coppens



Marie-Odile Monchicourt : La revue 'Nature' a fait paraître le 1er septembre dernier un article annonçant l'aboutissement du séquençage du génome du chimpanzé. C'est un évènement de toute première importance pour vous Yves Coppens qui vous interogez sur nos origines ?

Yves Coppens : De toute première importance parce que comme chacun sait les êtres qui sont inconstestablement les plus proches de l'homme aujourd'hui sont les chimpanzés. Donc nous savions que les chimpanzés et nous avions un ancêtre commun que l'on situait en Afrique tropicale aux alentours de 8 à 10 millions d'années. Alors il était important d'apprendre à lire le génome c'est à dire tout l'appareil génétique du chimpanzé pour voir en quoi notre cousin le plus proche nous ressemblait ou différait de nous.

L'homme comme on s'en souvient a été séquencé en 2001 donc on connait bien aujourd'hui la carte génétique de l'homme et voilà le chimpanzé en 2005. Alors il faut dire que quand même, à chaque fois, c'est la lecture de trois milliards de nucléotides c'est à dire de petits éléments qui forment la carte génétique de chacun.

MOM.: rappelons que la molécule d'ADN qui se situe au coeur de chacune de nos cellules est composé d'une succession de quelques 3 milliards de petits éléments de quatre natures différentes qui ont une lettre initiale ATG et C et séquencer le génome c'est connaître l'ordre de distribution de ces nucléotides. Cette distribution est extrêmement importante parce qu'il suffit d'un nucléotide en moins ou placé ailleurs pour qu'il y ait maladie génétique ou mutation.

YC.: et sur ces trois milliards on a noté 40 millions de nucléotides différents... il y en a 35 millions qui sont différents et 5 millions qui sont des insertions ou des délétions c'est à dire ces cassures ou ces recollages que l'on connait bien en génétique. Alors évidemment c'est une première lecture c'est à dire que c'est un point de départ une base tout à fait extraordinaire pour faire des comparaisons, mais maintenant il faut tenter de comprendre l'implication de chaque nucléotide dans ses différente fonctions ou pas, d'ailleurs, car certaines de ces bases sont passives.




Source : France Info
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7 septembre 2007 5 07 /09 /septembre /2007 11:19

Le 19 juillet 2001, l'équipe franco-tchadienne de Michel Brunet met au jour le crâne fossile du plus ancien ancêtre de l'espèce humaine connu à ce jour. On le connait sous le nom de Toumaï (espoir de vie), ou Sahelanthropus Tchadensis (l'Homme du Tchad Sahélien). Il est estimé à un âge de 7 millions d'années.

Alain Beauvilain était présent ce jour là, et il nous raconte, avec force détails, les difficultés inhérentes au travail de fouille dans le désert, avec ses températures extrêmes, ses tempêtes de sable et ses nombreux pièges. Mais après la trouvaille, ce sont tous les enjeux personnels ou collectifs qui s'agitent autour de ce précieux trésor.

Le ton monocorde du récit manque parfois de rythme, mais est à coup sûr une bonne représentation du travail fastidieux que nécessite un chantier de fouille de cette envergure ; voilà pour une fois un livre qui relate non pas la vie du fossile retrouvé, mais celle des Hommes qui ont exhumé ce témoin silencieux d'une vie lointaine et pourtant si directement liée à la nôtre.



Toumaï, l'aventure humaine
Alain Beauvilain
Editions de La Table Ronde, 2003

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3 septembre 2007 1 03 /09 /septembre /2007 10:41

Actualisme. Principe selon lequel l'observation des phénomènes actuels suffit pour expliquer les événements du passé.

 

Anagénétique. Relatif à l'anagenèse. L'anagenèse est un processus évolutif selon lequel une espèce se transforme au cours du temps par enchaînement de populations liées par des relations directes de type ancêtre-descendant, sans subdivision, donc sans production de diversité.

 

Analyse cladistique. Méthode de construction d'arbres évolutifs par identification des clades et des groupes frères.

 

Apomorphe. En cladistique, l'état dérivé, transformé, d'un caractère. Dans la transformation 0 —> 1 d'un caractère, 1 est l'état apomorphe.

 

Arbre phylogénétique. Schéma représentant les relations évolutives entre taxons au cours du temps.

 

Autapomorphe. Dans une comparaison cladistique, se dit d'un caractère dérivé propre à un seul des taxons étudiés et comparés.

 

Biométrie. En biologie, ensemble de méthodes où les comparaisons entre organismes se font au moyen de mesures, indices et traitements statistiques.

 

Caractère. En biologie, organe ou partie d'organe permettant de faire des comparaisons.

 

Caractère dérivé. Caractère transformé, évolué. Voir Apomorphe.

 

Cenozoïque. Dans l'échelle stratigraphique, l'ère tertiaire.

 

Clade. Groupe monophylétique, autrement dit une branche de l'arbre phylogénétique (du grec kladoj, « rameau »).

 

Cladistique. Méthode de classification des êtres vivants fondée sur la construction des cladogrammes. Syn. : cladisme.

 

Cladogenèse. Processus par lequel une espèce mère se divise en deux espèces filles. Voir Spéciation.

 

Cladogramme. Schéma de parenté construit au moyen de l'analyse cladistique. Dans un cladogramme, la phylogénie est montrée sous la forme d'un emboîtement de groupes frères.

 

Congruence. En cladistique, se dit de l'identité des distributions de caractères. La congruence révèle l'apomorphie, la non-congruence révèle l'homoplasie.

 

Comparaison extra-groupe. Comparaison d'états de caractères identifiés dans un groupe pris comme sujet d'étude (groupe dit interne) étendue à d'autres groupes, plus ou moins proches du groupe interne. La comparaison extra-groupe a pour but de poser des hypothèses de transformation des états de caractères.

 

Corrélation des caractères. Principe conçu par Georges Cuvier, selon lequel, chez un être vivant, les organes sont liés fonctionnellement. Par exemple, un animal qui possède des membres pourvus de sabots - caractère connu chez les herbivores - doit posséder des dents d'herbivore.

 

Équilibres ponctués. Modèle de spéciation dans le temps où le changement évolutif se produit pendant de courtes périodes de temps, chez des populations vivant dans des zones géographiques restreintes, les espèces étant stables le reste du temps. Il s'oppose au modèle du gradualisme phylétique.

 

Faciès. Aspect lithologique et paléontologique d'une roche lié au milieu de sédimentation. Par exemple, le faciès récifal correspond à une roche faite d'organismes marins constructeurs.

 

Gradualisme phylétique. Modèle d'évolution dans le temps où le changement évolutif se produit de façon régulière. Il s'oppose au modèle des équilibres ponctués.

 

Groupe souche. Se dit d'un groupe composé de taxons fossiles qui ensemble ne forment pas un clade et se situent sur la branche menant à l'un des deux groupes frères issus d'une même espèce ancestrale.

 

Groupes frères. Se dit de deux clades issus d'une espèce ancestrale propre ; les marsupiaux et les placentaires sont des groupes frères.

 

Homologie. État de caractères homologues ; partage par deux espèces, ou plus, des mêmes caractères pour des raisons de parenté phylogénétique. Par exemple, l'os angulaire du lézard et l'os tympanique de l'homme sont homologues. L'homologie peut également être vue comme une relation entre les caractères de différents organismes. L'articulation cranio-mandibulaire au moyen du squamo-sal et du dentaire est une homologie de mammifère.

 

Homoplasie. Caractère, ou état de caractère, présent chez différentes espèces, mais non hérité d'une espèce ancestrale propre.

 

Isotopes. Éléments chimiques ayant la même position dans la classification des éléments, mais différant par leurs masses atomiques.

 

Lithologie. Nature des roches d'une formation géologique (synonyme de pétrographie).

 

Manducation. L'ensemble des actions liées à la préhension et à la préparation des aliments dans la bouche (mastication, insalivation, déglutition).

 

Mésozoïque. Dans l'échelle stratigraphique, l'ère secondaire.

 

Monophylie. État de ce qui est monophylétique. Un groupe monophylétique inclut les descendants d'une espèce ancestrale; un tel groupe est caractérisé par au moins une synapomorphie.

 

Moustérien. Industrie fabriquée par l'homme de Nean-dertal (Homo sapiens neanderthalensis) et par l'homme de type moderne (Homo sapiens sapiens), datant du paléolithique moyen. Elle se caractérise par la taille d'outils de silex à partir d'éclats débités selon une technique particulière, dite « Levallois » (racloirs, grattoirs, etc.).

 

Ontogénie. Développement de l'individu, de l'œuf jusqu'à l'adulte.

 

Paraphylie. État de ce qui est paraphylétique. Un groupe paraphylétique n'inclut qu'une partie des descendants d'une espèce ancestrale.

 

Parcimonie. Synonyme de principe d'économie d'hypothèse, principe selon lequel, en science, entre deux théories on choisit la plus simple, celle qui fait appel au minimum d'hypothèses auxiliaires, d'hypothèses ad hoc. En recherche phylogénétique, l'arbre évolutif parcimonieux est celui qui permet de relier un nombre donné de taxons à partir du minimum d'événements évolutifs hypothétisés.

 

Pas évolutif. Dans un cladogramme, transformation d'un état de caractère en un autre, assimilée à une mutation.

 

Phylogénétique. Le substantif (créé en 1963) désigne la science de la construction des arbres phylogénétiques. L'adjectif se rapporte à ce qui est relatif à la phylogénie.

 

Phylogénie. Histoire de la descendance des êtres vivants.

 

Placodermes. Taxon rassemblant des vertébrés aquatiques pourvus de mâchoires et munis d'une cuirasse articulée, largement répandus dans les mers et les eaux douces au dévonien.

 

Plésiomorphe. En cladistique, l'état initial, primitif, d'un caractère. Dans la transformation 01 d'un caractère, 0 est l'état apomorphe.

 

Polarité. Sens de transformation des états de caractères.Si deux états d'un caractère sont 0 et 1, la polarité peut être 0 1 ou 1 0.

 

Précédence géologique. Ancienneté relative de taxons et, par voie de conséquence, de caractères portés par ces taxons aboutissant à l'équation « ancien = primitif » et « récent = évolué ».

 

Radiation adaptative. Différenciation rapide dans des niches écologiques variées de nombreux groupes issus d'un ancêtre commun.

 

Rameau phylétique. Une séquence de populations évoluant dans le temps sans production de diversité (voir Anagénétique) ; on dit aussi lignée phylétique.

 

Stratigraphie. Science qui étudie la succession des couches géologiques (ou strates).

 

Synapomorphie. Partage par différents taxons de l'état apomorphe d'un caractère par héritage à partir d'une ascendance commune.

 

Synapsides. Groupe d'amniotes pourvus d'une seule fosse temporale de chaque côté du crâne, ouverte initialement entre le jugal et le quadratojugal, d'une part, et le squamosal et le postorbitaire, d'autre part.

 

Systématicien. Biologiste qui étudie la diversité des espèces dans le temps et dans l'espace.

 

Systématique. En biologie, science qui étudie les relations entre les espèces (actuelles et fossiles) dans leurs dimensions temporelle et spatiale.

 

Taxinomie. (Du grec taxis, « ordre », « arrangement », et nonwd, « loi », « règle ».) Etude théorique des bases, principes, règles et lois de la classification.

 

Taxon. Un groupe classifié à n'importe quel niveau de la classification. Homo est un taxon de rang générique, Hotno sapiens est un taxon de rang spécifique.

 

Tectonique. Branche de la géologie qui étudie les déformations de l'écorce terrestre.

 

Tectonique globale. Branche de la géologie qui étudie le mouvement des plaques à la surface de la Terre (synonyme récent de la dérive des continents selon Wegener).

 

Zone. En stratigraphie, la plus petite période de temps géologique matérialisée par la présence spécifique d'un fossile et permettant des corrélations (on dit également biozone).

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Published by Homo Sapiens - dans Repères
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