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 L'origine de l'Homme, sa nature, son essence

 

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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 23:19

Les ossements fossilisés des trois individus découverts en 1989 dans la grotte du cerf rouge, en Chine, appartiennent-ils à une espèce humaine jusque-là inconnue ? C'est ce que laissent penser les conclusions d'une étude menée par une équipe internationale de paléoanthropologues et publiée mercredi 14 mars dans la revue scientifique américaine PloS One (Pulic Library of Science). Les restes datés de l'âge de pierre et dotés de caractéristiques anatomiques humaines très variées apportent un éclairage rare sur une étape de l'évolution humaine et le début du peuplement de l'Asie.

D'après les chercheurs, ces hommes auraient vécu entre 14 500 à 11 500 ans avant notre ère. Le groupe est donc contemporain des hommes modernes du tout début de l'agriculture en Chine, l'une des plus anciennes du monde. Les paléoanthropologues, dirigés par les professeurs Darren Curnoe, de l'université de Nouvelle-Galles du Sud en Australie, et Ji Xueping, de l'Institut d'archéologie du Yunnan en Chine, se montrent cependant très prudents quant à la classification de ces fossiles en raison de la mosaïque rare des traits anatomiques qu'ils révèlent.

ÉTUDIÉS DEPUIS 2008

"Ces nouveaux fossiles pourraient bien être ceux d'espèces inconnues jusqu'alors ayant survécu jusqu'à la fin de l'âge glaciaire, il y a environ 11 000 ans, relève le professeur Curnoe. Ils pourraient bien aussi descendre de peuplades d'humains modernes inconnues auparavant qui auraient émigré d'Afrique beaucoup plus tôt et qui n'auraient pas contribué génétiquement aux populations actuelles."

Les restes fossilisés ont été mis au jour par des archéologues dans la grotte de Maludong – grotte du cerf rouge en Chinois – située près de Mengzi dans la province du Yunnan. Ils ont commencé à être étudiés en 2008 par une équipe de six chercheurs chinois et de cinq australiens.

Bien que l'Asie compte aujourd'hui plus de la moitié de la population du globe, les paléoanthropologues savent peu de choses de la manière dont les humains modernes y ont évolué après que leurs ancêtres se furent installés en Eurasie il y a 70 000 ans. "La découverte de ces nouveaux humains baptisés 'peuple du cerf rouge'  – qu'ils chassaient pour se nourrir – ouvre le prochain chapitre dans l'histoire de notre évolution, celui de l'Asie, et cette histoire n'en est qu'à ses débuts", juge le professeur Curnoe.

Source : Le Monde

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 09:39

debittage levalois ancien eveche

Le Musée de l'Ancien Eveché de Grenoble propose une collection tout a fait intéressante d'objets qui ont marqué la vie quotidienne des Isérois bien avant même que le concept de département de l'Isère n'existe : en effet, des vestiges préhistoriques comme un débitage levallois et son nucléus ou un attirail culinaire néolithique retrace les plus anciennes  heures locales.

 

 

Plus proche de nous, l"époque gallo-romaine est aussi largement représentée avec des pièces de monnaie et de verrerie d'une finesse étonnante pour cette époque relativement lointaine.


roche de memoire ancien evecheIl vous reste jusqu'au 9 janvier 2012 pour aller découvrir gratuitement l'exposition "Roches de mémoire", belle collection de clichés d'Emmanuel Bretteau de gravures rupestres glannées aux 4 coins du globe. Moins connues que les peintures, les gravures sont soulignées d'un éclairage soigné qui met en valeur leurs reliefs.

Pour plus de détails : Site du Musée de l'Ancien Eveché

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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 13:13

FossileMuseeGrenoble-1

 

 

Le Museum d'histoire naturelle de Grenoble

 

 

présente une belle collection d'animaux fossiles dans une exposition nommée "Paroles de terre".

Diverses périodes de la vie terrestre sont ainsi représentées, grâce à des pièces de grande qualité montrant les animaux dans leur forme intégrale.

Un spectacle toujours étonnant, fascinant, et qui impressionne toujours par la diversité dont la vie a su faire preuve sur notre planète occupée par des êtres bien différents au fil des ères.

 

Le site du Musée

 

FossileMuseeGrenoble-3

 

 

 

Quelques exemples
de ces beaux spécimen ...

 

FossileMuseeGrenoble-4

 

FossileMuseeGrenoble-2

 

 

 

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1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 08:01

Werner Herzog, 68 ans et une soixantaine de films au compteur, est le cinéaste bavarois le plus explosif que l'on connaisse. De fictions en documentaires, d'Aguirre, la colère de Dieu (1972) à Grizzly Man (2005), ce baroudeur prométhéen, partenaire électif de l'halluciné Klaus Kinski, n'a jamais eu qu'un objet de prédilection : l'exploit. Artistique, sportif, scientifique, linguistique, mental, physique, peu lui chaut, dès lors qu'il met en jeu la tension, et souvent la folie, par laquelle l'homme cherche à dépasser ses propres limites. C'est qu'au bout de la chaîne, réussite ou échec, se tient toujours l'impénétrable mystère de notre présence au monde.


La Grotte des rêves perdus, son nouveau documentaire, joint l'exploit au mystère. L'exploit, dont Herzog peut et ne manque d'ailleurs pas de s'enorgueillir, consiste à avoir arraché aux autorités compétentes l'autorisation de filmer sans doute pour la dernière fois la grotte Chauvet.

 

Dernière, mais pas première, comme l'affirme un peu vite le film, puisque le réalisateur Pierre-Oscar Lévy l'y avait précédé dès 2000. Ce lieu situé en Ardèche, extraordinairement protégé en raison de sa fragilité, regroupe l'ensemble de peintures pariétales le plus ancien au monde, un trésor de l'humanité riche de quelque quatre cents oeuvres datant d'il y a plus de trente mille ans. De quoi faire passer les croquis de Lascaux, qui remontent à dix-sept mille ans, pour de l'art moderne.

 

Le mystère est quant à lui partout dans le film. Du miracle de la préservation de ces peintures jusqu'au signe fascinant que nous envoient à travers elles nos ancêtres Sapiens, en passant par la remise en question de la théorie sur le développement linéaire de l'art que cette découverte a suscitée.

 

Mystère encore, et sans doute le plus épatant de tous, que la manière dont Herzog transforme cette passionnante exploration pédagogique en une sorte de transe méditative ouverte sur la singularité originelle de notre espèce, seule pour une raison qu'on ignore à représenter le monde qui l'entoure. Découverte en 1994 par les spéléologues Jean-Marie Chauvet, Eliette Brunel et Christian Hillaire, la grotte doit la remarquable préservation de ses trésors à l'effondrement du plafond de son entrée, il y a vingt mille ans.

 

Son accès est depuis lors restreint à des missions scientifiques triées sur le volet, dont les experts sont régulièrement sollicités par le réalisateur. Témoignages passionnants, qui n'échappent pas toujours aux pointes d'humour du cinéaste, désireux de marquer la limite de la raison scientifique, telle cette démonstration calamiteuse du lancement de javelot paléolithique par un expert sympathique mais petit bras.

 

On découvre surtout, grâce à la caméra de Herzog, l'intérieur de ce sanctuaire interdit, à la beauté minérale, au parois ornées d'un riche bestiaire (une quinzaine d'espèces représentées). Les peintures reproduisent des scènes de chasse, de lutte, d'accouplement, qui semblent captées sur le vif, et témoignent d'une technique élaborée, qui joue de l'alliance entre le trait et la surface, avec des effets saisissants de perspective, de mouvement, de relief. Le cinéaste s'y attarde longuement, silencieusement, presque religieusement.

 

Il les filme de surcroît en 3D, dont l'usage au cinéma, eu égard à la multiplication récente des navets tridimensionnels, n'aura jamais été plus justifié, esthétiquement et conceptuellement.

 

Ce film magnifique invite les vivants que nous sommes à éprouver ce que les premiers morts de notre espèce ont voulu nous transmettre. Il permet aussi de comprendre que le plus profond témoignage de la conscience qu'a l'homme de sa présence énigmatique au monde passe par la création. Herzog, cinéaste mediumnique qui reconduit l'inquiétude de ces pionniers de l'image en mouvement, trouve là une définition de l'art à sa mesure.

 

 

source : le Monde

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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 08:00

L'homme moderne n'aurait jamais coexisté avec son ancêtre Homo erectus, qui serait beaucoup plus ancien que ce que l'on croyait jusqu'à présent, selon des travaux scientifiques, publiés mercredi 29 juin, qui apportent un nouvel éclairage sur la nature de l'évolution humaine.

Homo erectus est considéré comme un ancêtre direct d'Homo sapiens (ou "homme moderne"). Il lui ressemblait sous de nombreux aspects, à l'exception du cerveau, qui était plus petit et de la forme du crâne.

LES MYSTÈRES DE L'ÎLE DE JAVA

Homo erectus a été le premier de nos lointains cousins à émigrer hors de l'Afrique, il y a 1,8 million d'années. Il s'est éteint sur le continent africain et une grande partie de l'Asie il y a 500 000 ans, mais il semblait avoir survécu jusqu'à une période allant de 50 000 à 35 000 ans avant notre ère sur le site de Ngandong, sur les rives du fleuve Solo, dans l'île de Java en Indonésie.

Le dernier Homo erectus aurait ainsi pu partager ces lieux avec les premiers membres de notre espèce, Homo sapiens, dont l'arrivée en Indonésie remonte à 40 000 ans. Les dernières datations sur lesquelles s'appuyait cette hypothèse avaient été effectuées en 1996 sur des dents d'animaux et des restes fossilisés d'hominidés.

Toutefois, le fait que les dents fossilisées d'animaux soient mélangées dans les couches de sédiments avec des fossiles d'hominidés beaucoup plus anciens avait suscité des interrogations quant à l'âge réel de celles-ci.

Depuis 2004, une équipe internationale d'anthropologues, codirigée par Etty Indriati, de l'université Gadjah Mada, en Indonésie, et par Susan Anton, de l'université de New York, a conduit le projet Solo River Terrace (SORT) et fait de nouvelles analyses en recourant à différentes méthodes de datation.

"ORIGINE MULTIRÉGIONALE"

Les chercheurs ont déterminé que les fossiles d'hominidés, les dents d'animaux et les sédiments sur ces sites dataient tous de la même époque. Quelles que soient les méthodes utilisées, elles donnent un âge maximum et un âge minimum qui, dans les deux cas, remontent à une période plus ancienne que la datation des premiers fossiles d'Homo sapiens découverts en Indonésie.

De ce fait, "les homo erectus n'ont probablement jamais coexisté dans cet habitat avec les humains modernes", souligne Etty Indriati. Les analyses menées dans le projet SORT laissent penser que Homo erectus s'est éteint il y a 143 000 ans au plus tard et, plus généralement, il y a 550 000 ans.

 

Une coexistence d'Homo erectus et des humains modernes aurait conforté la théorie selon laquelle ces derniers auraient remplacé leurs ancêtres au cours de l'évolution. En revanche, le second modèle dit "d'origine multirégionale" (suivi par le projet SORT) tend à montrer que les humains modernes seraient issus de multiples contributions génétiques de différents groupes d'hominidés ayant vécu en Afrique, en Asie et en Europe.

 

 

Source : Le Progrès.fr

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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 11:29

Des vestiges néandertaliens mis au jour en Russie, près du cercle polaire, dateraient de 31.000 ans environ, soit plus de 6.000 ans après la la date estimée de disparition de ce cousin de l'homme moderne, selon des travaux d'une équipe internationale publiés jeudi.


"Cette découverte remet en question l'hypothèse la plus souvent avancée selon laquelle l'homo sapiens aurait complètement remplacé les néandertaliens dans toute l'Europe il y a environ 37.000 ans", écrivent les auteurs de cette recherche parue dans la revue américaine Science datée du 13 mai.

 

Ces chercheurs, des Français, des Russes et des Norvégiens, ont découvert plus de 300 outils de pierre et des restes d'animaux dont des mammouths, des ours noirs et des rhinocéros laineux portant des traces de dépeçage, lors de différentes excavations sur le site de Byzovaïa, dans les contreforts de l'Oural sur la rive droite de la rivière Petchora.

Outre la datation au radiocarbone, ils ont recouru à la technique dite de luminescence optique stimulée qui permet de savoir quand des sédiments ont été exposés à la lumière pour la dernière fois.

 

Byzovaïa pourrait avoir été leur dernier refuge nordique avant leur extinction, supputent les auteurs de ces travaux.

Jusqu'alors, tous les vestiges néandertaliens identifiés se situaient au moins 1.000 km plus au sud.

Mais les objet découverts à Byzovaïa, occupé apparemment en continu pendant 3.000 ans, appartiennent bien à la culture moustérienne qui caractérise les néandertaliens, observent-ils.

 

Cette culture s'est développée au Paléolithique moyen (-300.000 à -37.000 ans) en Eurasie et se distingue par l'utilisation d'une gamme très diversifiée d'outils de pierre.

 

Les résultats de ces derniers travaux intriguent les chercheurs à plusieurs titres.

Ils montrent que la culture moustérienne aurait perduré plus longtemps qu'estimé ou bien que ses porteurs auraient pu aussi être des Homo sapiens.

 

Si tel est le cas, les théories selon lesquelles l'extinction de l'Homme de Néandertal a résulté de l'archaïsme de sa culture seraient remises en question, notent les auteurs de ces travaux.

 

Cette découverte ouvre ainsi de nouvelles perspectives sur cette période charnière de l'histoire de l'humanité, selon eux.

Extrait de "20 minutes"
© 2011 AFP
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11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 11:11

DÉCOUVERTE - Une étude réalisée par des chercheurs allemands a révélé que les femelles australopithèques étaient plus géographiquement mobiles que les mâles...

Comme chez les chimpanzés ou de nombreuses sociétés humaines modernes, la femelle australopithèque avait tendance à quitter sa famille de naissance pour se joindre à un autre groupe alors que le mâle restait un indécrottable casanier, suggère une étude publiée mercredi.

article pitekL'émail qui parle...

Hormis quelques fossiles et de rares outils de pierre très rudimentaires, il ne subsiste que très peu de traces des australopithèques, lointains cousins des humains modernes qui vivaient voici 2,4 à 1,7 millions d'années, ce qui rend d'autant plus difficile toute théorie sur leur mode de vie.

Alors comment l'équipe internationale emmenée par Sandi Copeland, du département d'évolution humaine de l'Insitut Max Planck (Allemagne), a-t-elle pu arriver à cette hypothèse audacieuse publiée dans la revue britannique Nature ? C'est qu'entre autres vestiges, les deux espèces d'hominidés bipèdes (Australopithecus africanus et Paranthropus robustus) qui ont vécu dans des cavernes de l'actuel Transvaal, en Afrique du Sud, ont laissé derrière eux des dents.

Bonne piste sur les australopithèques sud-africains

Or grâce au laser et à la spectrométrie de masse, l'analyse des dents d'un mammifère permet désormais avec précision de dire si un individu a grandi à l'endroit où il a vécu et où il est mort. Chaque type de sol peut en effet être caractérisé par des variations dans les formes atomiques d'un métal rare, le strontium (strontium 87 et strontium 86).

Ce cocktail particulier d'isotopes de strontium se reflète dans la nourriture absorbée par les mammifères, qui se retrouve à son tour dans les traces de strontium contenues dans l'émail des dents. Et comme le strontium se fixe dans l'émail avant l'âge adulte, sans être ensuite modifié par des processus biologiques, il constitue un indicateur précieux pour suivre la piste des australopithèques sud-africains.

Les mâles, plus sédentaires

Après avoir analysé 19 dents de ces hominidés, l'équipe de Sandi Copeland en conclut que les individus les plus grands, et donc probablement les mâles, s'étaient nourris essentiellement près des cavernes où ils vivaient. A l'inverse, les plus petits, vraisemblablement des femelles, s'étaient nourris hors de cette zone géologique avant l'âge de huit ans.

L'étude suggère que les mâles australopithèques auraient donc eu un comportement sédentaire, restant au sein de leur groupe natal («philopatrie») dans une zone géologique de seulement 30 km2. Les femelles quant à elles seraient venues de zones plus éloignées, et donc d'autres groupes familiaux, pour se joindre à la famille des mâles lorsqu'elles auraient atteint l'âge de se reproduire («exogamie»).

Un approchement avec l'Homme ?

Une différence de comportements entre les sexes qui se retrouve chez les chimpanzés, les bonobos et dans de nombreuses sociétés humaines, relèvent les auteurs de l'étude. Mais les ressemblances s'arrêtent probablement là, estiment-ils. L'australopithèque mâle ne possédait pas des canines beaucoup plus développées que les femelles, signe que la compétition entre les mâles du groupe était sans doute bien moins forte que chez les chimpanzés ou les gorilles.

En fait, «il est peu probable qu'il existe encore à l'heure actuelle une structure sociale analogue à celle de ces australopithèques», dont l'anatomie et l'écologie étaient très différentes de ceux des primates modernes, souligne l'étude.

Extrait de "20 minutes"
© 2011 AFP
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4 décembre 2010 6 04 /12 /décembre /2010 21:26

Chercheur en biologie évolutive, Michel Raymond s'appuie sur la théorie de l'évolution pour décrypter le fonctionnement de nos vies actuelles. Il s'interroge sur des sujets aussi divers que la myopie, l'homosexualité, la fratrie, les relations hommes/femmes ...

Un ouvrage écrit dans un langage très accessible, qui présente un regard original que l'on aurait aimé voir plus étayé au cours du propos que dans une large annexe. Au final, nous voilà en présence d'un livre singulier qui renouvelle la littérature du sujet en inscrivant de manière très concrète les homo sapiens que nous sommes dans une perspective historique de longue échéance.

Intéressant et agréable.

 

Michel Raymond,

Seuil, 2008

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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 22:57

Decouverte-cheval-prehistorique.jpgLe squelette d'un cheval préhistorique, dans "un état de conservation parfait" malgré ses plus de 100.000 ans, a été mis au jour par un agriculteur dans le Puy-de-Dôme, a indiqué mardi la Direction régionale des affaires culturelles (Drac).

 

"La datation de l'animal est encore hypothétique mais nous pouvons l'évaluer à au moins 100.000 ans, voire beaucoup plus", a expliqué à l'AFP Frédéric Surmely, conservateur du patrimoine à la Drac. "Ce qui fait son caractère exceptionnel, c'est son état de conservation parfait. Le squelette est complet, y compris les petits os des vertèbres caudales", soit la queue du cheval, a-t-il précisé. L'animal a été découvert le 10 octobre dans un champ à Moriat, commune du Puy-de-Dôme, par un agriculteur, Jean-Charles Tixidre, qui a aussitôt alerté les services de la Drac.

 

Le squelette, enfoui à environ deux mètres sous terre, repose sur des dépôts d'alluvions de l'Allier datant de trois millions d'années. L'animal est "probablement tombé dans un ravin et son cadavre a été très vite enseveli par une coulée de boue ou un glissement de terrain, ce qui explique qu'il soit aussi bien conservé", selon M. Surmely.

 

Ancêtre du cheval moderne, l'animal est plus petit - il mesure 1,35 mètres - et "ressemble un peu à un gros poney", a-t-il ajouté. Le travail des archéologues sur place, commencé lundi, doit s'achever mardi soir avant des études complémentaires, notamment pour dater plus précisément le squelette.

 

La découverte devrait permettre d'en savoir plus sur l'évolution de l'espèce équine, le climat et les conditions de vie de cette époque.

 

 

 

Source : 20 minutes

Mis à jour le 16.11.10 à 21h13

© 2010 AFP

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6 novembre 2010 6 06 /11 /novembre /2010 17:21

Selon moi, l'humain est loin d'être une évidence qui va de  soi. C'est une construction de notre psychisme qui s'appuie, nécessairement, sur un substrat congnitif dont les origines remontent au-delà du dernier ancêtre commun que nous partageons avec les chimpanzés. Au cour de leur évolution, les chimpanzés ne sont pas devenus des hommes ; quant aux hommes, il n'est pas encore certain qu'ils soient devenus humains. Nos capacités cognitives, celles qui nous autorisent à discuter de l'humain, procèdent de notre évolution et, à ce titre, se construisent sur des fondements partagés avec nos espèces soeurs.

 

Par conséquent, les capacités à être humain se manifestent chez plusieurs lignées, à commencer par celle qui nous a quitté si récemment, les Néandertaliens. On l'a vu, l'émergence de l'humain, ramenée à l'explosion symbolique - preuve aussi manifeste que réduite de ce que nous sommes - , n'est pas une affaire d'espèce, en l'occurence pas de la nôtre, Homo sapiens, mais le fait de quelques populations d'Homo Sapiens qui, dans l'état actuel de nos connaissances, proviennent d'Afrique du Sud. Ces populations ont inventé ou développé nos modes de représentation symbolique, lesquels se sont ensuite diffusés très vite sur la terre. Cela signifie que les autres populations d'Homo Sapiens - auxquelles j'ajoute les Néandertaliens - possédaient déjà les capacités cognitives, support de nos représentations symboliques.

 

Puis, dès lors que certaines populations ont engagé cette révolution de l'esprit, celle-ci s'est diffusée comme une" trainée de poudre d'ocre" sur la terre des hommes. L'humain est bien une invention des hommes, qui repose sur notre héritage évolutif partagé, mais ce n'est pas une évidence pour autant. Homo sapiens n'est pas humain de fait. Il a inventé l'humain, et il lui reste à devenir humain, ce qui sera fait lorsqu'il regardera le monde qui l'entoure avec humanité.

 

 

Pacal Picq,

"Qu'est-ce que l'humain ?"

Editions Le Pommier, 2003

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