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 L'origine de l'Homme, sa nature, son essence

 

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2 mai 2006 2 02 /05 /mai /2006 10:37


Type : australopithèque gracile
Datation :  3 180 000 ans
Taille :  1 à 1,20 m
Poids : 20 à 25 kg
Encéphale : moins de 400 cm3

Dirigée par Yves Coppens,Donald Johanson et Maurice Taïeb, en Ethiopie, la mission découvre 52 fragments d'un squelette d'un individu féminin décédé vers l'âge de 20 ans, en 1978.

 
Cet hominidé plus ancien et plus primitif que les australopithèques a été nommé par Yves Coppens de façon informelle Pré-Australopithecus.









 

La morphologie de  la base du crâne ne montre pas la flexure qui accompagne la descente du larynx ;  elle ne possédait très probablement pas de langage articulé.

 
 

L'usure des surfaces occlusales de ses dents montrent un régime alimentaire essentiellement végétarien. Les dents vont en s'agrandissant vers l'arrière de la bouche.

 

Les courbures de la colonne vertébrale et la forme de son bassin atteste d'une locomotion bipède. Cependant, "l'instabilité des articulations de la hanche, du genou et de la cheville ne devait pas permettre à Lucy de supporter longtemps la station debout tout court, et à plus forte raison la station debout immobile".

 

Le membre supérieur, à travers la très grande solidité de ses trois articulations (épaule, coude et poignet) montre une aptitude encore forte à l'arboricolisme.


Sources :

"Le genoux de Lucy" par Yves Coppens, Odile Jacob, 2000
Sandrine Prat, http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/dosevol/decouv/normal/normal.html

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29 avril 2006 6 29 /04 /avril /2006 11:18

En 1786, le juriste anglais William Jones compare latin, grec et sanskrit (langue sacrée de l'Inde datant de -1000). Les ressemblances l'amènent à l'hypothèse d'une origine commune, peut-être disparue. Des langues indépendantes n'auraient pu converger au point de donner des langages aussi voisins.

De ce point de départ, les langues sont groupées en familles. Cela signifie qu'elles ont des parentés entre elles, qu'on peut parler de langues-soeurs, ou cousines, ou petites cousines... On cherche aussi des “langues-mères” sur le plan historique [mais attention : c'est une métaphore ; le processus est très lent, et seul le recul de l'Histoire permet de juger]. Ces parentés se retrouvent dans la prononciation, le lexique, mais aussi la syntaxe ou la morphologie (constructions, déclinaisons...), qui sont la base de la langue et évoluent beaucoup moins vite.

Ces parentés correspondent à des peuplements sur le plan géographique, mais ces peuplements sont liés à l'Histoire, c'est-à-dire aux déplacements de populations et aux invasions.

Plus on remonte le temps, plus on trouve de ressemblances entre les familles. On peut ainsi grouper : indo-européen + ouralien > eurasiatique (on trouve des points communs dans les pronoms, dans les conjugaisons, etc. C'est ainsi qu'on parvient à organiser les familles reconnues en familles de niveau supérieur, possédant des “ancêtres” communs.

Des chercheurs, tels que Merritt Ruhlen, ont fait des recherches à partir des racines de base de la plupart des langues du monde, y compris anciennes, à partir des notions universelles : eau, os, chien, homme, mère, enfant, bras, terre, trou... , étendus à des significations voisines (ex : chien / loup / renard argenté ou eau / source / rivière / lac...).

Et ils ont trouvé des ressemblances troublantes, qui les ont amenés à reconstituer une proto-langue originelle de l'humanité entière. Rien ne garantit l'exactitude bien sûr, car cette langue remonterait à une époque sans écriture ; et puis, le phonétisme d'une langue évolue avec le temps, ainsi que le sémantisme des mots. Disons qu'il s'agit là d'une hypothèse très intéressante, avec des arguments.

Cette hypothèse, qui ne saurait être exempte de critiques, est confortée par l'étude des origines de l'espèce humaine : d'après les dernières recherches (et les dernières trouvailles !), il apparait de plus en plus clairement que notre espèce ait connu un berceau africain, d'où un effectif réduit (pendant plusieurs millénaires sans doute) de premiers Homo sapiens sapiens se serait développé et aurait, après Homo erectus, colonisé peu à peu la planète.Un groupe d'origine pour l'humanité actuelle, et une langue d'origine qui auraient tous deux évolué localement.

Le seul fait dont on est sûr, c'est que, entre un certain nombre de langues diverses, un ensemble de traits communs remarquables existe et constitue une parenté indiscutable. On ne sait pas comment était parlé l'indo-européen primitif, mais on connaît les langues qui en sont issues et ce qu'elles sont devenues en se différenciant de plus en plus avec le temps: le sanskrit en Inde, le vieux-perse en Iran et, en Europe, le grec, le latin, le celtique, le germanique, le slave, etc.

En somme, lorsqu'on se penche sur l’origine des langues et des mécanismes du langage, on se heurte d’emblée au mystère même de l’histoire de l’humanité, ainsi que de son évolution à travers les millénaires.


Sources :

http://bbouillon.free.fr/univ/hl/Fichiers/Cours/orig2.htm

"La plus belle histoire de l'homme - Comment la terre devint humaine",
écrit par André Langaney, Jean Clottes, Jean Guilaine et Dominique Simonnet
1998 - Seuil

http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/monde/origine-langues.htm

 

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20 avril 2006 4 20 /04 /avril /2006 15:50
Aux origines de l'humanité : le propre de l'homme
Ouvrage collectif dirigé par Yves Coppens et Pascal Picq
Fayard, 2001

Comme le titre l'indique, ce deuxième tome (qui fait suite à "de l'apparition de la vie à l'homme moderne") cherche à préciser la définition que l'on peut faire de l'humain.

Au fil des études comparatives avec les primates antropoïdes non-humains, l'espèce humaine se trouve peu à peu dépossédée ce que l'on a longtemps considéré comme des singularités : le rire, la culture,  le langage, ...)

Ce livre, d'une profondeur et d'une rigueur peu communes, explore chaque facette de l'humanité. Il reste réservé à un public averti : ce n'est pas à proprement parler un ouvrage de vulgarisation.
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17 avril 2006 1 17 /04 /avril /2006 12:55




émergence du type :
de -500 000 à 120 000


type classique :
de -120 000 à -30 000

cerveau :
1500-1750 cm3

 



 

Caractéristiques anatomiques :

  • bipédie confirmée (Position du foramen magnum, bassin court et large)
  • la face reste projetée vers l'avant
  • les pommettes sont absentes
  • les incisives sont usées
  • le torus sus-orbitaires est développé
  • le front est incliné
  • la boite crânienne s'étire vers l'arrière pour former vers l'occiput le "chignon néandertalien"


Avec l'arrivée de l'outillage du paléolithique supérieur, les tractions sur le corps sont moins fortes et les caractéristiques néandertaliennes se "gracilisent", comme en témoigne l'Homme de Saint-Césaire (Charentes Maritimes, France) découvert en 1979.

Leur origine européenne est attribuée aux Homo erectus qui, venus d'Afrique et isolés géographiquement, ont subit une dérive génétique qui les a conduit à cette spéciation. Homo neanderthalensis partage donc un ancêtre commun avec Homo sapiens sapiens, mais tous deux figurent comme deux espèces distinctes au sein du genre Homo : ils n'étaient pas interféconds.

Ces deux espèces se sont rencontrées quand Homo Sapiens sapiens, descendant des Homo erectus africains, s'est aventuré à son tour en Europe. On sait peu de choses sur la nature de leurs relations, mais ils ont partagé le même territoire et se sont trouvés en compétition pour la survie : Homo neanderthalensis avait un régime alimentaire fortement carnivore ; il semble que l'Homme de Cro-Magnon, ou Homo Sapiens Sapiens, était plus performant pour exploiter son environnement.

On sait cependant qu'il y a eu acculturation, de nombreux sites ont révélé des témoignages des échanges culturels pratiqués entre les deux espèces. Homo neanderthalensis reste lié au faciès culturel dit Châtelperronien. Il est également le premier à inhumer ses défunts.

Entre -35 000 et -32 000, on constate un rétrécissement des territoires occupés par Homo neanderthalensis, ainsi qu'une nette réduction démographique. L'extinction de leur espèce laisse encore beaucoup de questions en suspend ; lire à ce sujet l'écrit de Ian Tatersall
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17 avril 2006 1 17 /04 /avril /2006 11:10
exhumé en septembre 2003

Période d'existence :
de -95 000 à -13 000

Lieu :
Ile de Flores, Indonésie

Taille :
1 mètre environ

Poids :
25 kg

Cerveau :
380 cm3

forme du crâne "moulée"
sur celle d'Homo erectus









parfaitement bipède (foramen magnum centré, bassin court et large)

maitrise du feu, utilisation d'outils perfectionnés (lames de silex noir joliement taillées)
           
Homo Florensiensis semble descendre des homo erectus ayant migrés depuis l'afrique en direction de l'Asie ; cependant, l'île de Flores n'a jamais été reliée au continent, même au plus fort des glaciations. Cela pose la question de la capacité d'homo erectus à naviguer, la plupart des scientifiques pensaient jusque là que seuls les homo sapiens sapiens le pouvaient.

L'isolement sur l'île a conduit à une évolution morphologique que les chercheurs appellent le nanisme insulaire, déjà décrit chez d'autres espèces préhistoriques, comme les mamouths de l'île de Wrangel (Sibérie) ou les cervidés de Malte et de Chypre : sur une île où les ressources sont moins abondantes et en l'absence de grands prédateurs, la petite taille devient un facteur de survie. Aux côtés d'Homo Floresiensis, le stégodon, sorte d'éléphant d'Asie, s'est vu "rétrécir" de 4 fois par rapport à ses ancêtres.

En ce sens, Homo Floresiensis a suivi la tendance évolutive que subissent tous les gros mamifères en situation d'isolement insulaire : un rétrécissement, au sens littéral du terme, en conservant toutes les proportions d'origines. Ainsi, l'évolution du genre homo ne fonctionne pas que dans le sens d'une évolution vers une encéphalisation toujours plus importantes. Cependant, selon certains chercheurs, le rétrécissement du volume encéphalique pourrait paradoxalement conduire à une augmentation du nombre de connexions synaptiques.

La recherche d'ancêtres d'Homo floresiensis permettra de savoir si cette hypothèse, la plus vraisemblable à ce jour, se confirme ou pas, au profit d'une filiation d'un homininé déjà de petite taille.


Source : Sciences et Avenir, décembre 2004
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15 avril 2006 6 15 /04 /avril /2006 09:33



MOUSTERIEN (-200 000 à -35 000)

Principale culture du paléolithique moyen, ce faciès culturel présente une prépondérance de l'outillage fabriqué sur éclats. Cette industrie a été associée à l'Homme de Néandertal en Europe. Tirant son nom du site éponyme de Moustier en Dordogne, cette culture voit les premières inhumations.Outillage moustérien

 

CHATELPERONNIEN (-40 000 à -36 000)

Dans le sud de l'Europe, l'Homme de Néandertal pratique le débitage laminaire, utilise des pointes dites de Châtelperron (grotte de l'Allier) et les outils en os. Les Chatelperronniens sont lespremiers fabricants de parures et de bijoux.

 

AURIGNACIEN (-38 ou -35 000 à-28 000)

Première grande culture européenne, elle se caractérise par un outillage lithique façonné sur lames et  pointes de sagaies en os. Elle voir la fabrication de lamelles de très petite dimension. C'est une ère de production d'art mobilier (statuettes en ivoire, colliers de coquillages, ...) et d'art pariétal. C'est aussi l'époque d'échange d'objets sur de longues distances.

 

Vénus gravettienne

GRAVETTIEN (-29 000 à -22 000)

Culture d'Europe occidentale, elle se singularise par la diversification des pointes de sagaies utilisées pour la chasse (os et silex). La plus connue est la pointe de la Gravette (du nom d'un abris fouillé en Dordogne). Elle voit apparaitre la thématique de la femme dans la sculpture et sur les parois gravées : les Vénus gravétiennes.



Une Vénus gravettienne

 











 




SOLUTREEN (-22 000 à - 18 000)

Limitée à la France et à l'Espagne, ce faciès culturel marque l'apogée de la taille du silex, avec entre autres les vestiges probables des premiers arcs, et des pointes de silex en forme de feuilles de laurier. Les représentations animales sont très stylisées. Cette époque voit se développer la sculpture en bas-relief sous abris, ainsi que l'invention du propulseur et de l'aiguille à chas.



Pointe en forme de feuille de laurier





MAGDALENIEN (-18 000 à -10 000)

Apogée de l'art pariétal, ce profil culturel développe un accroissement exceptionnel de l'art mobilier. Les premiers harpons font leur apparition.

 

source : Historia n°680 - août 2003

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14 avril 2006 5 14 /04 /avril /2006 20:50

Le premier homme à jeter une insulte plutôt qu'une pierre est le fondateur de la civilisation.

Sigmund Freud

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12 avril 2006 3 12 /04 /avril /2006 07:57

Les processus d'hominisation sont de très courte durée, si on les mesure à l'aune des ères géologiques.

Si le temps écoulé depuis le début du Précambrien jusqu'à nos jours était ramené à une année, les premiers hommes y apparaitraient très tard dans la soirée du 31 décembre, et la civilisation se développerait lorsqu'auraient commencé à sonner les 12 coups de minuit.

Il faut s'en convaincre, malgré son histoire et sa préhistoire, l'espèce humaine est encore jeune.
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1 avril 2006 6 01 /04 /avril /2006 17:07

Tout le monde connait les peintures, souvent magnifiques, que les hommes (mais aussi femmes et enfants) du paléolithique supérieur nous ont laissé, à travers les âges, dans l'obscurité et l'intimité de la terre, dans les grottes.

Lorsque l'on s'intéresse de plus près à cet héritage précieux, puisqu'il figure parmi les premières traces artistiques qui font preuve d'une telle maîtrise, on peut dégager plusieurs constats.

Tout d'abord, ce qu'on y trouve : il s'agit souvent de représentations animales de gros mammifères, vivants dans l'environnement proche. Ce sont souvent des chevaux et des bisons, des aurochs, des rennes... qui ne sont pas les animaux les plus consommés, comme en attestent les nombreux restes de petits animaux, lapins notamment. Leurs proportions intrinsèques sont respectées, contrairement à l'échelle des animaux entre-eux. De rares représentations humaines sont présentes, mais elle ne sont que caricaturales et n'adoptent en rien le réalisme des animaux dessinés.

Il faut également s'attarder sur ce qu'on n'y trouve pas ; les artistes ne représentent jamais le soleil, la lune, les nuages, les étoiles. La flore, elle aussi, est ignorée : ni arbre, ni plante. Pas de paysage non plus ; la ligne d'horizon n'est jamais figurée. Jamais de hutte, ou de maison. On ne trouve pas davantage de scènes représentant des groupes de personnes en train de danser, de chanter, de cuire des aliments. Le quotidien est absent. En s'enfonçant dans les ténébres, nos ancêtres n'ont visiblement pas pour but de décrire leur environnement familier. A l'évidence, cet art-là ne relève pas de la description ...

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31 mars 2006 5 31 /03 /mars /2006 17:56

En biologie, une race désigne une subdivision d'une espèce fondée sur des caractères physiques héréditaires, représentée par une population. (source wikipédia)

Pendant longtemps, les anthropologues ont fait des classifications raciales selon la couleur de la peau : les Blancs, les Noirs, les Jaunes. Lorsque, au début du siècle, on a découvert les groupes sanguins, on a pensé qu'on allait retrouver ces mêmes catégories et confirmer l'existence des races. On sait aujourd'hui que la plupart des populations dans le monde possède l'éventail de tous les groupes sanguins.

On connait aujourd'hui des milliers de systèmes génétiques différents. Mais les gènes des Blancs ou les gènes des Noirs n'existent pas. On ne connait aucun gène que l'on trouverait chez tous les blancs ou chez tous les noirs. Il en est ainsi pour tous les gènes connus. Le répertoire des gènes est partout le même, dans toutes les populations.

Les différences génétiques ne correspondent pas aux catégories que nous imaginons d'après la tête des gens, la couleur de leur peau ou leur origine géographique. Elles ne permettent pas de découper la population des humains en groupes bien distincts.

L'homme moderne est le seul représentant de son espèce. Si l'on tient absolument à décliner cette espèce en race, il n'y en aura qu'une seule, confondue avec les représentants de l'espèce.

L'inacceptation du racisme est scientifiquement prouvée... si la morale n'y suffisait pas.

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