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 L'origine de l'Homme, sa nature, son essence

 

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6 février 2007 2 06 /02 /février /2007 10:53
Ce mardi 6 février 2007, sur les ondes d'Europe 1, Jacques Pradel recevait Alain Lieury, Professeur de psychologie cognitive à l'université Rennes 2, spécialiste de la mémoire.

Retrouvez l'enregistrement de cette émission intéressante à plus d'un titre, qui ouvre les portes à autant de questions que de réponses au sujet d'un élément phare du cerveau, et plus particulièrement celui de notre espèce humaine.

Pour écouter l'émission, cliquez ici.


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5 février 2007 1 05 /02 /février /2007 11:00
Le rythme des repas est connu chez les peuples chasseurs-cueilleurs. L'homme mange quand il tue une bête, la femme et les enfants tout au long de la journée, pendant le ramassage. Mais sans doute se retrouvent-ils au retour, au moins le soir, au coin du feu.

Analysant ce qui est nécessaire à l'Homme et ce qui était possible durant le Paléolithique, les spécialistes pensent que les Préhistoriques se nourrissaient très convenablement. Sans cela, ils n'auraient pas pu vivre et évoluer.

On a beaucoup parlé naguère d'une assez misérabiliste « subsistance » des Cro-Magnons : les Préhistoriques étaient des survivants. A l'inverse, on a évoqué un très optimiste âge de pierre, qui aurait été un âge d'abondance, un âge d'or. La vérité doit se situer entre les deux, entre pitance et victuailles.

On peut estimer leur ration énergétique nécessaire à environ 3 000 kilocalories, soit plus que nous, car ils sont actifs, sans moyen de locomotion, sans chauffage permanent.

La ration couvre leurs besoins en protides (viande et poissons), en glucides (farineux et baies), en lipides (poissons, moelle, noix et noisettes), en sels minéraux et en vitamines. La preuve en est que l'on ne trouve pas sur les squelettes de signes majeurs de maladies carentielles. Durant les épisodes froids, les préhistoriques n'ont pas beaucoup de  végétaux à  se mettre  sous la dent. Ils manquent   donc   de glucides. Or, ceux-ci sont le carburant indispensable de nos muscles et de notre cerveau. Ils pallient ce déficit en augmentant leur ration de graisse. Notre foie est en effet capable de transformer les lipides en glucides : cela s'appelle la néo-glucogénèse. Et c'est vrai. Ils ont fait une véritable chasse aux lipides en concassant les os pour en extraire la graisse. Ils ont même préparé de véritables pot-au-feu, des bouillons gras. Pour cela, ils plongeaient, dans des récipients de peau pleins d'eau, des galets rougis au feu et des extrémités osseuses, riches en moelle rouge : de vraies « peaux au feu ». On a retrouvé de tels galets, véritables thermo-plongeurs, rougis et éclatés, à l'abri Pataud, au bord de la Vézère, et à Gônnersdorf, en Rhénanie. Mieux encore. Connaissant à peu près la part animale de leur menu, fait de la chair du gibier et des poissons gras, on a établi que leur ration lipidique devait être très convenable, équilibrant les diverses graisses, les bonnes et les moins bonnes, comme le recommandent les nutritionnistes. Le Néolithique va bouleverser tout cela.

UNE CUISINE PRÉHISTORIQUE ?

En dehors de la préparation des bouillons gras, on ne connaît pas la cuisine préhistorique. La cuisine est en effet une chaîne opératoire, en plusieurs temps : l'acquisition des aliments, leur préparation voire leur mélange, l'adjonction d'épices et de condiments. Pour le Paléolithique, nous n'avons qu'un maillon : l'acquisition. Le reste nous échappe et les premières recettes connues ne datent que d'il y a moins de 10 000 ans : des galettes de céréales au Proche-Orient.

Tout semble indiquer que, depuis 400 000 ans environ, l'Homme a fait cuire ses viandes et ses végétaux. Les preuves de cuisson ne sont pas très fréquentes : ce sont des os brûlés seulement à une ou aux deux extrémités, comme notre gigot, le reste étant protégé par la chair.

Probablement usait-on, comme le pensait André Leroi-Gourhan, de récipients en écorce ou en peau. Des espèces de cuillères, des spatules en os ont été parfois découvertes.

L'approvisionnement en gibier, en poisson, en végétaux était certainement épiso-dique. Il fallait donc conserveries denrées. Il y a, théoriquement, plusieurs façons de le faire. On peut se nourrir abondamment et faire des réserves sur soi : mais on ne connaît pas d'obésité de surcharge sur les dessins d'hommes et de femmes préhistoriques, en dehors des embonpoints féminins, favorables à l'allaitement des enfants.

On doit donc faire des réserves à côté de soi. Le pemmican des Amérindiens est composé de viande séchée, de graisse et des baies. Il ne laisse toutefois pas de traces. En revanche, on a retrouvé, dans toute l'Europe centrale, des fosses contenant encore de nombreux os de gibier. On a évoqué une boucherie en série, suivie de séchage, a Pincevent, des pratiques de boucanage à Solutré et à Verberie (Oise), de fumage ou de séchage de poissons aux Eglises (Ariège).

Par ailleurs, n'oublions pas le rôle probable de l'alimentation dans le développement cérébral humain au cours de son évolution, notamment grâce à l'invention de la cuisson des aliments il y a environ 400 000 ans.





source : "La vie des Hommes de la préhistoire", Brigitte et Gilles Deluc
Editions Ouest-France, 2003
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2 octobre 2006 1 02 /10 /octobre /2006 11:38
L'un des aspects les plus significatifs du développement de l'homme est que les nouveau-nés naissent pratiquement sans défense et connaissent une enfance prolongée. De plus, comme tous les parents le savent, les jeunes humains connaissent une poussée de croissance à l'adolescence, pendant laquelle ils grandissent à une vitesse spectaculaire, les humains constituent une exception à cet égard : la plupart des espèces de mammifères, y compris les grands singes, passent presque directement de la petite enfance à l'âge adulte. La poussée de croissance d'un adolescent humain peut le faire grandir de 25 %, chez les chimpanzés, au contraire, la croissance suit un rythme régulier, ce qui veut dire que l'adolescent prend seulement 14 % de sa taille à l'approche de la maturité.

Un biologiste de l'université du Michigan, Barry Bogin, a proposé une nouvelle interprétation de la différence entre ces deux types de croissance. Le rythme de croissance du corps des petits humains est lent comparé à celui des grands singes, alors que le rythme de croissance du cerveau est le même. En conséquence, les petits humains grandissent moins vite que des singes ayanc un rythme de croissance normal. Pour Bogin, cette différence a un rapport avec le degré de connaissance que les petits humains doivent atteindre pour intégrer les règles de leur culture. Pendant leur période de croissance, les petits humains apprennent mieux s'ils sont séparés des adultes par une grande différence de taille, car cette différence permet l'instauration d'une relation maître-élève. Si les petits humains grandissaient au même rythme que les singes, une rivalité physique avec les adultes risquerait de se substituer à la relation maître-élève. A la fin de la période d'apprentissage, la poussée de croissance de l'adolescence est un moyen pour le corps de rattraper le temps perdu.
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26 septembre 2006 2 26 /09 /septembre /2006 16:57

Les restes d'une jeune hominidé datant de 3,32 millions d'années ont été en partie mis au jour à Dikika, sur la rive droite du fleuve Awash, en Ethiopie. Une découverte exceptionnelle à plus d'un titre : il s'agit d'un Australopithecus afarensis (australopithèque de l'Afar), espèce à laquelle la célèbre Lucy est rattachée, et son squelette, quasi-complet, est très bien conservé.


Le site des fouilles se situe en face de celui où a été exhumée celle que l'on a longtemps appelé la doyenne de l'humanité. Autant de raisons qui justifient le surnom donné à cet enfant australopithèque : la "fille de Lucy". Reste que dans les faits, la jeune hominidé est plus vieille que sa "mère" de plus de 200.000 ans.

A l'origine de la découverte, une équipe de scientifiques éthiopiens, américains et français (CNRS), emmenée par l'éthiopien Zeresnay Alemseged, du Max Planck Institut de Leipzig. "Le crâne et la cage thoracique ont été découverts en 2000, explique le CNRS, suivis par de nombreux autres éléments du même squelette" : omoplate, membre postérieur, phalanges... Si le squelette n'a pas encore été entièrement dégagé, les chercheurs ont pu déduire de leurs premières trouvailles que l'enfant, encore doté de ses dents de lait, était de sexe féminin.

"Bien que le sujet ait sans aucun doute été bipède, comme les autres australopithèques, la morphologie de certains os est étonnamment plus proche de celle des grands singes africains que de l'homme", ont-ils noté. Les phalanges des mains sont ainsi courbées et l'omoplate est semblable à celle des gorilles. Ce qui tendrait à indiquer que l'enfant continuait peut-être à grimper aux arbres, "au moins [occasionnellement]".

La "fille de Lucy" vivait dans "un environnement de savane arborée" où évoluaient notamment Hipparions (équidé à trois doigts), girafes, antilopes, rhinocéros blancs, rongeurs et crocodiles. "Une crue a sans doute permis le transport et l'ensevelissement rapide du squelette, évitant à ce dernier d'être dévoré par les charognards", pointe le CNRS. Une chance car les restes d'hominidés, très fragiles, se fossilisent rarement.

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16 septembre 2006 6 16 /09 /septembre /2006 10:29
Déclarer : « un individu se reproduit », est doublement contradictoire.

Le mot individu évoque l'indivisibilité : il n'est pas possible d'analyser un individu en ses constituants sans le détruire en tant qu'être, il ne peut être divisé. Mais dans l'acte nécessité par la reproduction, c'est justement cette division qui est réalisée. De façon plus précise, chaque spermatozoïde ou chaque ovule reçoit une copie de la moitié des informations initiales qui avaient été transmises à cet individu par ses parents lors de sa conception, et à partir desquelles il s'était peu à peu constitué.

Il est nécessaire de bien comprendre la totale opposition entre ce mécanisme et celui admis avant Mendel, par exemple par Darwin : pour ce dernier chaque parent transmet à l'enfant la totalité de son information biologique, ce qui respecte bien le concept d'indivisibilité ; les deux stocks d'informations, celui venant du père, celui venant de la mère se mélangent pour constituer une information « moyenne », de même que deux liquides blanc et rouge se mêlent pour créer un liquide rosé. Au contraire, pour Mendel, chaque parent n'apporte que la moitié de l'information qu'il possède ; chez l'enfant ces deux moitiés se juxtaposent, sans se mélanger, pour reconstituer un ensemble complet. Cet ensemble, en tant que collection d'informations, est d'ailleurs entièrement nouveau, différant autant d'un parent que de l'autre.

 II n'y a donc pas « reproduction ». Ce mot implique la réalisation d'une image aussi voisine que possible de l'original ; tel est bien le cas pour les bactéries capables de se dédoubler en fabriquant une image d'elles-mêmes, et généralement pour tous les êtres non sexués. Mais l'invention de la sexualité, c'est-à-dire d'un mécanisme nécessitant la collaboration de deux êtres pour en fabriquer un troisième, a supprimé cette capacité de reproduction. Un être sexué ne peut se reproduire. L'enfant n'étant la reproduction de personne est en fait une création définitivement unique. Cette unicité résulte du nombre fabuleux d'enfants différents qui pourraient être procréés par un même couple : imaginons que, pour un caractère donné, par exemple le système sanguin Rhésus, le père et la mère soient chacun dotés de deux gènes distincts, a et b ; les enfants qu'ils procréent peuvent recevoir soit deux gènes a, soit deux gènes b, soit un gène a et un gène b ; pour chaque caractère 3 combinaisons sont ainsi possibles ; pour un ensemble de 2 caractères, 32 = 9 combinaisons, pour n caractères, 3 n combinaisons ; ce dernier chiffre est « astronomique » dès que n dépasse quelques dizaines ; ainsi pour un ensemble de 200 caractères, ce nombre est de 3200 1 ce qui est pratiquement « infini » puisqu'il s'agit d'un nombre comportant 94 chiffres, des milliards de fois plus grand que le nombre total d'atomes de notre univers, en y incluant les galaxies les plus lointaines.

Cette possibilité de diversité est l'apport propre de la reproduction sexuée : le réel est unique, mais les possibles sont infiniment nombreux.

Albert Jacquard, "Eloge de la différence"

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15 septembre 2006 5 15 /09 /septembre /2006 15:43
QU'ESt-CE QU'UN GENE ?
Charles Auffray
Les Petites pommes du Savoir, 2004

 

Le gène, mais aussi l'ADN, le génome, les mutations génétiques, autant de domaines microscopiques et mystérieux pour le néophyte sont abordés dans ce petit condensé.

Seulement voilà, le néophyte risque de ne pas s'y retrouver tant l'information, si clairement qu'elle soit présentée, demande un minimum de représentations préalables avant d'en tirer profit.

"Qui sont vraiment nos lointains ancêtres ?", issu de la même collection, présente les mêmes avantages et inconvéniants : le principe de condensé en fait un bon livre pour (re-) faire le point sur ces connaissances, mais la rapidité du propos ne permet pas d'en faire un livre d'initiation ... la médaille et son revers !

 

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14 septembre 2006 4 14 /09 /septembre /2006 11:42
Le Muséum de Lyon présente "[label] bête", un festival qui passe au crible les relations homme/animal. L'occasion de rechercher les origines de l'homme au bon endroit : chez les animaux.

Pascal Picq et Jean Clotte, notamment, y tiendront des temps de conférence.

Le programme est disponible  sur leur site
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13 septembre 2006 3 13 /09 /septembre /2006 15:40

LA PLUS BELLE HISTOIRE DU MONDE
Hubert Reeves, Joël de Rosnay, yves Coppens, Dominique Simonet
Seuil, 1996

De grands noms qui nous expliquent simplement les processus très complexes que sont l'apparition de l'univers, de la vie et enfin de l'Homme : le Big-Bang, la complexification progressive de l'organisation de la matière (dans l'infiniment petit) pour parvenir à l'apparition de la vie, et l'apparition de ce primate particulier descendants des mamifères.

Ecrit de manière vivante sous forme d'entretiens, l'ensemble est cohérent, détaillé, documenté, compréhensible, bref, un livre captivant à mettre entre toutes les mains de ceux qui s'interrogent sur notre histoire au plus lointain de nos connaissances.

Pour approfondir, vous pourrez vous reporter à "la plus belle histoire de l'Homme".

  

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11 septembre 2006 1 11 /09 /septembre /2006 15:37

D'OU VIENT L'HOMME ? Le défi de nos origines
Herbert thomas
Editions Acropole, 2005


A travers l'histoire des sciences de la vie et des rapports humains (biologie, paléontologie, paléoanthropologie, génétique, ...) Herbert Thomas nous raconte comment l'Homme court après ses origines.

Il met en évidence les pièges que tendent les idéologies contrariées par les théories évolutionnistes et toutes les réticences dues à la sensibilité qui règnent autour de la question de notre statut d'animal particulier.

Thomas signe là un ouvrage abondamment illustré, qui balaie tout l'univers de la quête de notre lointain passé, aux sources de l'humanité, en détaillant les méthodes d'investigations qui ont conduit aux grandes découvertes, et les interrogations qui les ont accompagnées.

Un livre agréable qui peut se feuilleter par curiosité autant qu'il peut faire l'objet d'une lecture attentive.

 

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9 septembre 2006 6 09 /09 /septembre /2006 17:05

Anatomiste et anthropologiste allemand réputé surtout pour ses travaux précis et rigoureux sur le sinanthrope, qui ont pris un relief particulier du fait de la disparition de ces fossiles durant la guerre sino-japonaise.
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