émergence du type :
de -500 000 à 120 000
type classique :
de -120 000 à -30 000
cerveau :
1500-1750 cm3
Caractéristiques anatomiques :
- bipédie confirmée (Position du foramen magnum, bassin court et large)
- la face reste projetée vers l'avant
- les pommettes sont absentes
- les incisives sont usées
- le torus sus-orbitaires est développé
- le front est incliné
- la boite crânienne s'étire vers l'arrière pour former vers l'occiput le "chignon néandertalien"
Avec l'arrivée de l'outillage du paléolithique supérieur, les tractions sur le corps sont moins fortes et les caractéristiques néandertaliennes se "gracilisent", comme en témoigne l'Homme de Saint-Césaire (Charentes Maritimes, France) découvert en 1979.
Leur origine européenne est attribuée aux Homo erectus qui, venus d'Afrique et isolés géographiquement, ont subit une dérive génétique qui les a conduit à cette spéciation. Homo neanderthalensis partage donc un ancêtre commun avec
Homo sapiens sapiens, mais tous deux figurent comme deux espèces distinctes au sein du genre Homo : ils n'étaient pas interféconds.
Ces deux espèces se sont rencontrées quand Homo Sapiens sapiens, descendant des Homo erectus africains, s'est aventuré à son tour en Europe. On sait peu de choses sur la nature de leurs relations, mais ils ont partagé le même territoire et se sont trouvés en compétition pour la survie : Homo neanderthalensis avait un régime alimentaire fortement carnivore ; il semble que l'Homme de Cro-Magnon, ou Homo Sapiens Sapiens, était plus performant pour exploiter son environnement.
On sait cependant qu'il y a eu acculturation, de nombreux sites ont révélé des témoignages des échanges culturels pratiqués entre les deux espèces. Homo neanderthalensis reste lié au faciès culturel dit
Châtelperronien. Il est également le premier à inhumer ses défunts.
Entre -35 000 et -32 000, on constate un rétrécissement des territoires occupés par Homo neanderthalensis, ainsi qu'une nette réduction démographique. L'extinction de leur espèce laisse encore beaucoup de questions en suspend ; lire à ce sujet l'écrit de
Ian Tatersall
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Type : australopithèque gracile
Datation : 3 180 000 ans
Taille : 1 à 1,20 m
Poids : 20 à 25 kg
Encéphale : moins de 400 cm3
Dirigée par Yves Coppens,Donald Johanson et Maurice Taïeb, en Ethiopie, la mission découvre 52 fragments d'un squelette d'un individu féminin décédé vers l'âge de 20 ans, en 1978.
Cet hominidé plus ancien et plus primitif que les australopithèques a été nommé par Yves Coppens de façon informelle Pré-Australopithecus.
La morphologie de la base du crâne ne montre pas la flexure qui accompagne la descente du larynx ; elle ne possédait très probablement pas de langage articulé.
L'usure des surfaces occlusales de ses dents montrent un régime alimentaire essentiellement végétarien. Les dents vont en s'agrandissant vers l'arrière de la bouche.
Les courbures de la colonne vertébrale et la forme de son bassin atteste d'une locomotion bipède. Cependant, "l'instabilité des articulations de la hanche, du genou et de la cheville ne devait pas permettre à Lucy de supporter longtemps la station debout tout court, et à plus forte raison la station debout immobile".
Le membre supérieur, à travers la très grande solidité de ses trois articulations (épaule, coude et poignet) montre une aptitude encore forte à l'arboricolisme.
Sources :
"Le genoux de Lucy" par Yves Coppens, Odile Jacob, 2000
Sandrine Prat, http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/dosevol/decouv/normal/normal.html
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