L'origine de l'Homme, sa nature, son essence

 

Mercredi 23 avril 2008
"Fouiller le passé, rechercher et étudier des créatures préhistoriques, des os fossilisés de plusieurs millions d'années, dans la poussière ou dans le recoin d'un musée, c'est l'image que l'on a du paléontologue. Mais au delà de ce cliché, ce professionnel peut être utile dans différents emplois."

France 5 propose sur son site des fiches-métiers, dont certaines renvoient à des professions rares qui feront sans doute rêver plus d'un visiteur du blog Genre.homo.

Voici celle du
paléontologue.
par Homo Sapiens publié dans : Repères
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Vendredi 2 novembre 2007

La région du rift est-africain a livré une grande partie des restes d'Hominidés fossiles actuellement connus dans le monde et des sites archéologiques et paléontologiques exceptionnels : Olduvai et Laetoli en Tanzanie, Omo, Melka Kunture et Hadar en Ethiopie, la région du lac Turkana aux confins de l'Ethiopie et du Kenya... La plupart de ces gisements ont été trouvés dans des dépôts fluvio-lacustres résultant des importants phénomènes d'érosion liés à la formation du rift. Des niveaux volcaniques sont interstratifiés dans ces dépôts sédimentaires, formant d'excellents marqueurs stratigraphiques. Dans les années 1960 et 1970, la datation de certains de ces niveaux volcaniques fit connaître auprès d'un assez large public les méthodes de datation par potassium-argon, argon-argon et traces de fission.

Le principe général de la méthode potassium-argon est très simple. Le 40K, l'un "des isotopes naturels du potassium, est radioactif. Sa période est de 1,25 milliard d'années et, lorsqu'il se désintègre, il forme du "Mr. Le dosage de ces deux éléments dans un minéral permet donc une détermination de son âge. La méthode peut être appliquée à la datation de minéraux tels que feldspaths, micas et amphiboles, à condition toutefois que le minéral étudié ne contienne pas d'argon au moment de sa formation, ce qui est en théorie le cas pour les minéraux volcaniques.

La méthode argon-argon est une variante récente de la méthode potassium-argon. Avant l'étude, le minéral que l'on souhaite analyser est bombardé avec des neutrons, ce qui entraîne la transformation du 40K

présent dans l'échantillon en 40 Ar . Le rapport 40K/39K est constant dans la nature, et il est donc possible de calculer l'âge de l'échantillon en mesurant ses teneurs en 39Ar et en 40Ar à l'aide d'un spectromètre de masse. Cette technique présente l'avantage de fournir des informations sur l'histoire et l'évolution dans le temps de la roche datée. Un événement postérieur à la formation de la roche (recristallisation, altération, recuit...) pourra ainsi être reconnu.

Le principe de la datation par traces de fission est complètement différent. Une partie des atomes d'uranium 238 présents dans les minéraux fissionne spontanément, selon une constante de temps connue. Les atomes 238U se scindent alors en deux atomes-fils qui sont violemment éjectés dans deux » directions opposées, endommageant localement le minéral. Une attaque chimique peut facilement rendre observable la trace de fission ainsi produite, le nombre total de traces de fission observées dans un échantillon fossile étant alors fonction du temps et de la teneur de cet échantillon en 238U.

Ces trois méthodes sont très souvent utilisées en géologie. En archéologie, elles ont permis de préciser l'âge de gisements situés dans des provinces volcaniques : Afrique de l'Est bien sûr, mais aussi Indonésie, Mexique, Italie, Massif central... Leur association avec les données de la tephrochronolo-gie (corrélation géologique et chimique de niveaux volcaniques) a ainsi permis de faire de l'Afrique de l'Est un système chronostratigraphique très précis et bien défini.


Extrait de 'Histoires d'ancêtres'
Grimaud Hervé Serre Bahain Nespoulet
Artcom' / Errance - 2005

par Homo Sapiens publié dans : Repères
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Lundi 3 septembre 2007

Actualisme. Principe selon lequel l'observation des phénomènes actuels suffit pour expliquer les événements du passé.

 

Anagénétique. Relatif à l'anagenèse. L'anagenèse est un processus évolutif selon lequel une espèce se transforme au cours du temps par enchaînement de populations liées par des relations directes de type ancêtre-descendant, sans subdivision, donc sans production de diversité.

 

Analyse cladistique. Méthode de construction d'arbres évolutifs par identification des clades et des groupes frères.

 

Apomorphe. En cladistique, l'état dérivé, transformé, d'un caractère. Dans la transformation 0 —> 1 d'un caractère, 1 est l'état apomorphe.

 

Arbre phylogénétique. Schéma représentant les relations évolutives entre taxons au cours du temps.

 

Autapomorphe. Dans une comparaison cladistique, se dit d'un caractère dérivé propre à un seul des taxons étudiés et comparés.

 

Biométrie. En biologie, ensemble de méthodes où les comparaisons entre organismes se font au moyen de mesures, indices et traitements statistiques.

 

Caractère. En biologie, organe ou partie d'organe permettant de faire des comparaisons.

 

Caractère dérivé. Caractère transformé, évolué. Voir Apomorphe.

 

Cenozoïque. Dans l'échelle stratigraphique, l'ère tertiaire.

 

Clade. Groupe monophylétique, autrement dit une branche de l'arbre phylogénétique (du grec kladoj, « rameau »).

 

Cladistique. Méthode de classification des êtres vivants fondée sur la construction des cladogrammes. Syn. : cladisme.

 

Cladogenèse. Processus par lequel une espèce mère se divise en deux espèces filles. Voir Spéciation.

 

Cladogramme. Schéma de parenté construit au moyen de l'analyse cladistique. Dans un cladogramme, la phylogénie est montrée sous la forme d'un emboîtement de groupes frères.

 

Congruence. En cladistique, se dit de l'identité des distributions de caractères. La congruence révèle l'apomorphie, la non-congruence révèle l'homoplasie.

 

Comparaison extra-groupe. Comparaison d'états de caractères identifiés dans un groupe pris comme sujet d'étude (groupe dit interne) étendue à d'autres groupes, plus ou moins proches du groupe interne. La comparaison extra-groupe a pour but de poser des hypothèses de transformation des états de caractères.

 

Corrélation des caractères. Principe conçu par Georges Cuvier, selon lequel, chez un être vivant, les organes sont liés fonctionnellement. Par exemple, un animal qui possède des membres pourvus de sabots - caractère connu chez les herbivores - doit posséder des dents d'herbivore.

 

Équilibres ponctués. Modèle de spéciation dans le temps où le changement évolutif se produit pendant de courtes périodes de temps, chez des populations vivant dans des zones géographiques restreintes, les espèces étant stables le reste du temps. Il s'oppose au modèle du gradualisme phylétique.

 

Faciès. Aspect lithologique et paléontologique d'une roche lié au milieu de sédimentation. Par exemple, le faciès récifal correspond à une roche faite d'organismes marins constructeurs.

 

Gradualisme phylétique. Modèle d'évolution dans le temps où le changement évolutif se produit de façon régulière. Il s'oppose au modèle des équilibres ponctués.

 

Groupe souche. Se dit d'un groupe composé de taxons fossiles qui ensemble ne forment pas un clade et se situent sur la branche menant à l'un des deux groupes frères issus d'une même espèce ancestrale.

 

Groupes frères. Se dit de deux clades issus d'une espèce ancestrale propre ; les marsupiaux et les placentaires sont des groupes frères.

 

Homologie. État de caractères homologues ; partage par deux espèces, ou plus, des mêmes caractères pour des raisons de parenté phylogénétique. Par exemple, l'os angulaire du lézard et l'os tympanique de l'homme sont homologues. L'homologie peut également être vue comme une relation entre les caractères de différents organismes. L'articulation cranio-mandibulaire au moyen du squamo-sal et du dentaire est une homologie de mammifère.

 

Homoplasie. Caractère, ou état de caractère, présent chez différentes espèces, mais non hérité d'une espèce ancestrale propre.

 

Isotopes. Éléments chimiques ayant la même position dans la classification des éléments, mais différant par leurs masses atomiques.

 

Lithologie. Nature des roches d'une formation géologique (synonyme de pétrographie).

 

Manducation. L'ensemble des actions liées à la préhension et à la préparation des aliments dans la bouche (mastication, insalivation, déglutition).

 

Mésozoïque. Dans l'échelle stratigraphique, l'ère secondaire.

 

Monophylie. État de ce qui est monophylétique. Un groupe monophylétique inclut les descendants d'une espèce ancestrale; un tel groupe est caractérisé par au moins une synapomorphie.

 

Moustérien. Industrie fabriquée par l'homme de Nean-dertal (Homo sapiens neanderthalensis) et par l'homme de type moderne (Homo sapiens sapiens), datant du paléolithique moyen. Elle se caractérise par la taille d'outils de silex à partir d'éclats débités selon une technique particulière, dite « Levallois » (racloirs, grattoirs, etc.).

 

Ontogénie. Développement de l'individu, de l'œuf jusqu'à l'adulte.

 

Paraphylie. État de ce qui est paraphylétique. Un groupe paraphylétique n'inclut qu'une partie des descendants d'une espèce ancestrale.

 

Parcimonie. Synonyme de principe d'économie d'hypothèse, principe selon lequel, en science, entre deux théories on choisit la plus simple, celle qui fait appel au minimum d'hypothèses auxiliaires, d'hypothèses ad hoc. En recherche phylogénétique, l'arbre évolutif parcimonieux est celui qui permet de relier un nombre donné de taxons à partir du minimum d'événements évolutifs hypothétisés.

 

Pas évolutif. Dans un cladogramme, transformation d'un état de caractère en un autre, assimilée à une mutation.

 

Phylogénétique. Le substantif (créé en 1963) désigne la science de la construction des arbres phylogénétiques. L'adjectif se rapporte à ce qui est relatif à la phylogénie.

 

Phylogénie. Histoire de la descendance des êtres vivants.

 

Placodermes. Taxon rassemblant des vertébrés aquatiques pourvus de mâchoires et munis d'une cuirasse articulée, largement répandus dans les mers et les eaux douces au dévonien.

 

Plésiomorphe. En cladistique, l'état initial, primitif, d'un caractère. Dans la transformation 01 d'un caractère, 0 est l'état apomorphe.

 

Polarité. Sens de transformation des états de caractères.Si deux états d'un caractère sont 0 et 1, la polarité peut être 0 1 ou 1 0.

 

Précédence géologique. Ancienneté relative de taxons et, par voie de conséquence, de caractères portés par ces taxons aboutissant à l'équation « ancien = primitif » et « récent = évolué ».

 

Radiation adaptative. Différenciation rapide dans des niches écologiques variées de nombreux groupes issus d'un ancêtre commun.

 

Rameau phylétique. Une séquence de populations évoluant dans le temps sans production de diversité (voir Anagénétique) ; on dit aussi lignée phylétique.

 

Stratigraphie. Science qui étudie la succession des couches géologiques (ou strates).

 

Synapomorphie. Partage par différents taxons de l'état apomorphe d'un caractère par héritage à partir d'une ascendance commune.

 

Synapsides. Groupe d'amniotes pourvus d'une seule fosse temporale de chaque côté du crâne, ouverte initialement entre le jugal et le quadratojugal, d'une part, et le squamosal et le postorbitaire, d'autre part.

 

Systématicien. Biologiste qui étudie la diversité des espèces dans le temps et dans l'espace.

 

Systématique. En biologie, science qui étudie les relations entre les espèces (actuelles et fossiles) dans leurs dimensions temporelle et spatiale.

 

Taxinomie. (Du grec taxis, « ordre », « arrangement », et nonwd, « loi », « règle ».) Etude théorique des bases, principes, règles et lois de la classification.

 

Taxon. Un groupe classifié à n'importe quel niveau de la classification. Homo est un taxon de rang générique, Hotno sapiens est un taxon de rang spécifique.

 

Tectonique. Branche de la géologie qui étudie les déformations de l'écorce terrestre.

 

Tectonique globale. Branche de la géologie qui étudie le mouvement des plaques à la surface de la Terre (synonyme récent de la dérive des continents selon Wegener).

 

Zone. En stratigraphie, la plus petite période de temps géologique matérialisée par la présence spécifique d'un fossile et permettant des corrélations (on dit également biozone).

par Homo Sapiens publié dans : Repères
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