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Jeudi 18 octobre 2007

 AFP - 16 octobre 2007 - 14:51

 

Des paléontologues argentins et brésiliens ont découvert, en Patagonie argentine, le fossile d’un dinosaure inconnu, à la taille impressionnante — haut de 12 à 15 m, long de 32 à 34 m —, un herbivore à long cou, d’au moins huit tonnes, vieux de 88 millions d’années.

 

"C’est le troisième plus grand fossile de dinosaures jamais découvert dans le monde et le plus complet d’entre eux, puisque nous avons retrouvé 70% du squelette", a affirmé le paléontologue argentin Jorge Calvo, directeur du Centre paléontologique de l’Université nationale de Comahue (Argentine) lors d’une conférence de presse à l’Académie des Sciences de Rio de Janeiro.

 

Premier représentant d’une branche jusque-là inconnue de la famille des titanosaures, baptisée Lognkosauria, ce dinosaure été lui-même appelé "Futalognkosaurus dukei", un nom issu de la langue des Indiens Mapuche signifiant "chef géant des sauriens". Le mot "dukei" rend hommage à l’entreprise privée Duke Energy Argentina ayant financé la plus grande partie des fouilles sur les berges du lac artificiel "Lago Barreales", situé à 90 km de la ville de Neuquém, au nord de la Patagonie argentine.

 

"Nous avons d’abord trouvé trois vertèbres cervicales en février 2000. Puis en 2001 cinq autres. En 2002, nous avons eu un problème avec la crue du lac qui a recouvert les fossiles. Les travaux ont été supendus pendant 10 jours. On a repris pour finalement trouver la colonne vertébrale", a relaté Jorge Calvo dont l’équipe se composait de 13 Argentins, huit Brésiliens et un Italien.

Les chercheurs ont présenté lundi à Rio une réplique de la dernière vertèbre du cou du dinosaure - de 1m 10 de haut dont le poids réel est de 200 à 300 kg- découverte au début des fouilles ainsi que la première vertèbre (88 cm, 80 kg) de sa queue.

 

Depuis février 2000, outre le "Futalognkosaurus dukei", les chercheurs ont trouvé plus de 1.000 fossiles de divers groupes d’animaux et de plantes, sur une zone de 400 m2.

 

Cela a permis de reconstituer un écosystème du Crétacé supérieur -époque à laquelle vivaient les titanosaures en Amérique du Sud, en Afrique et en Inde-, "avec une précision comme jamais auparavant", a souligné Calvo.

 

"Le fait que la majorité des fossiles ait été trouvée sur une zone restreinte (400 m2) et dans une couche de roches de 50 cm, permet de déduire que tous ces animaux ont vécu en même temps", a-t-il ajouté.

 

Les paléontologues ont découvert dans cette zone des poissons -les premiers de la région-, des coquillages, au moins deux espèces de crocodilomorphes et différents groupes de dinosaures dont des carnivores comme le Megaraptor doté d’une griffe de 40 cm. Ils ont trouvé par ailleurs des restes de grands pterosaures (reptiles volants) et des fossiles de feuilles qui devaient être la base de l’alimentation du Futalognkosaurus dukei.

 

"Jusqu’à présent, on ne connaissait aucun dépôt du Crétacé Supérieur réunissant une telle diversité d’animaux rassemblés en un seul endroit", a déclaré à l’AFP le chercheur brésilien Alexander Kellner.

 

"Schématiquement, a-t-il expliqué, ce Futalognkosaurus dukei est mort pour des raisons inconnues sur les berges d’un fleuve. Une partie de son squelette a été séparée par des animaux carnivores comme le Megaraptor par exemple et/ou des crocodilomorphes. Une forte averse a entraîné ce qui restait de la carcasse du Futalognkosaurus dukei à l’intérieur du fleuve. Etant donné sa taille, la carcasse n’a été que partiellement engloutie, ce que des analyses sédimentologiques confirment. La partie émergée a agi comme une barrière naturelle de sorte que la rivière a perdu de sa force et que d’autres organismes se sont accumulés près de la carcasse".



Source : AFP / France Info

Par Homo Sapiens
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Mercredi 30 janvier 2008
Des traces de micro-organismes ont été trouvées dans des roches de 2,7 milliards d'années, confirmant que les plus anciennes traces de biominéralisation remontent à plusieurs milliards d'années, révèle une étude française publiée dans la revue britannique Nature Geoscience.


Cette découverte, réalisée dans des stromatolites, des roches carbonatées en forme de chou-fleur obtenues lors de forages en Australie, est "la preuve formelle de la médiation" de microbes dans la formation de ces formations anciennes, soulignent les auteurs de l'étude, de l'Institut de physique du globe de Paris (CNRS/Université Paris 7).

En 2006, des chercheurs australiens et canadiens avaient déjà publié dans la revue Nature une étude sur des stomatolites datant de 3,4 milliards d'années, et concluant à leur origine microbienne.

De nombreux chercheurs pensaient jusqu'à ces dernières années que les stromatolites fossiles étaient "liées à l'activité de micro-organismes photosynthétiques, comme c'est le cas dans les environnements actuels", ont noté les scientifiques de l'Institut du Globe.

Ces chercheurs rapportent qu'ils ont découvert et analysé "des petits globules de matière organique contenant des nanocristaux d'aragonite" dans ces roches de la formation de Tumbiana. Or, soulignent-ils, les bactéries actuelles sont à l'origine de la précipitation de l'aragonite, un polymorphe de carbonate de calcium très instable qui se transforme rapidement en calcite après la mort des micro-organismes.

La datation des premières manifestations de la vie sur Terre, et leur mode d'expression, sont particulièrement importantes pour les recherches sur des traces de vie éventuelles sur d'autres planètes, comme Mars.



Source : AFP - Yahoo
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