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 L'origine de l'Homme, sa nature, son essence

 

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3 juillet 2006 1 03 /07 /juillet /2006 10:51
Nos caractéristiques physiques et physiologiques dépendent de plusieurs facteurs, dont nos gènes. En ce qui concerne notre patrimoine génétique, ce sont les molécules d'ADN qui le portent. Il s'agit d'acides nucléiques dont les constituants essentiels sont les bases puriques (Adénine et Guanine) et les bases pyrimidiques (Cytosine et Thymine). Les bases sont agencées les unes après les autres et organisées en paires : A avec T et G avec C. C'est l'ordre d'agencement, ou séquence, qui détermine les gènes et leur expression. La variabilité génétique est due à la mutation, c'est-à-dire au remplacement d'une base par une autre.

Les molécules d'ADN se trouvent en deux endroits au niveau des cellules :

- dans leur noyau. C'est l'ADN nucléaire. Il est organisé en vingt-trois paires de chromosomes (dont deux chromosomes sexuels X et Y). Cela représente sept milliards de paires de base. Seulement 3% d'entre elles codent pour des gènes. Le reste correspond à du matériel génétique non codant ;

- au sein des mitochondrfes. Ce sont des organites qui servent à la respiration cellulaire.
H y en a mille à dix mille par cellule. Elles contiennent un ADN circulaire dont la taille est très réduite, avec seulement 16 569 paires de bases,

Un Homo sapiens sapiens reçoit l'ADN nucléaire pour moitié de son père et pour moitié de sa mère. Lors de la fécondation, il y a un mélange de cette information génétique. L' ADN mitochondrial (ou ADNmt) n'est issu que de la mère (celui du père est détruit lors de la fécondation). En étudiant la diversité de l'ADNmt, on peut reconstruire des phylogénies maternelles et s'en servir pour la compréhension de l'histoire du peuplement de la terre. Le grand nombre de copies de l'ADNmt au sein de chaque cellule, et donc sa potentialité d'être mieux conservé que l'ADN nucléaire, en fait aussi un objet d'étude privilégié lorsqu'on travaille sur les restes anciens. Si un fossile humain présente un ADNmt que l'on ne retrouve pas au sein de la variabilité actuelle, on peut supposer qu'il n'a eu aucun descendant chez les Homo sapiens sapiens actuels. De plus, si les différences entre l'ADNmt du fossile et celui des hommes actuels sont, en moyenne, nettement plus grandes que la différence moyenne qui existe entre tous les hommes actuels, alors certains spécialistes pensent que ce résultat est assez pertinent pour supposer que le fossile en question ne fait pas partie de l'espèce Homo sapiens. Deux espèces différentes d'hommes fossiles devaient donc avoir des patrimoines génétiques suffisamment distincts pour que toute reproduction entre leurs membres produise des hybrides stériles ou soit impossible.

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Published by Homo Sapiens - dans genre.homo
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