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 L'origine de l'Homme, sa nature, son essence

 

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3 octobre 2007 3 03 /10 /octobre /2007 13:21
 Dans un article publié aujourd’hui dans Science, des chercheurs viennent de présenter une méthode qui leur a permis d’extraire de l’ADN à partir de poils de mammouths laineux de Sibérie. Ces derniers comptent désormais utiliser cette technique pour reconstituer le génome d’autres espèces disparues.
 

Jus de laine
 

Webb Miller de la Penn State University (Etats-Unis) et ses collègues ont recueillis des échantillons de poils d’une dizaine de mammouths vieux de 12 à 50 000 ans. Ils ont ensuite « lavé » ces échantillons à l’aide d’une solution à base d’eau de javel ; ceci afin d’éliminer toute contamination des poils par des bactéries. Enfin, grâce à un cocktail d’enzymes, ils ont pu extraire puis analyser l’ADN contenu dans la kératine des poils fossilisés.
 

"Les données génétiques déjà recueillies par cette méthode ouvrent la voie au séquençage du génome de mammouth complet", explique Stephan Schuster, co-auteur de cette recherche.
 


Les vieux poils plus propres que les vieux os
 

Jusqu'à présent, il fallait percer de vieux ossements pour pouvoir comparer par exemple les caractéristiques génétiques des éléphants et des mammouths ou encore savoir comment ces derniers ont survécu à la période glaciaire avant leur extinction. Ces échantillons d'ADN sont cependant rares et souvent contaminés par des bactéries. Les poils, en revanche peuvent être lavés et décontaminés sans que l’ADN contenu dans leur kératine ne soit altéré.
 

Séquencer des fossiles empaillés
 

Ainsi, avant cette étude, seulement sept génomes d'animaux appartenant à des espèces éteintes ont pu être analysés: quatre d'oiseaux anciens, deux de mammouths et un de mastodonte. Mais grâce à cette nouvelle méthode d’analyse, cela pourrait changer rapidement. "Si on pense à tous les animaux à fourrure empaillées dans les musées d'histoire naturelle du monde dont l'espèce est éteinte, il y a beaucoup de travail sur la planche pour séquencer leur ADN", note Thomas Gilbert de l'université de Copenhague au Danemark, un autre co-auteurs des travaux.
 
 

Prochainement dans « Les Experts » ?

Ces travaux pourraient aussi avoir d'autres applications, estime Eske Willerslev, professeur à l'université de Copenhague et expert des traces d'ADN dans les sédiments et les organismes. "La méthode doit encore être affinée pour être pleinement utilisable par exemple par un médecin légiste (...) ce qui n'est qu'une question de temps", selon lui.

Cette méthode pourrait ainsi être combinée avec des machines à séquencer l'ADN très rapides qui permettraient, selon cet expert, d'obtenir des résultats en 24 heures ou moins contre plusieurs jours aujourd'hui, voire plus.
 


Source : Y.P. avec AFP, 20 minutes

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Published by Homo Sapiens - dans genre.homo
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