L'origine de l'Homme, sa nature, son essence

 

Vendredi 3 mars 2006
Définition de la diagnose

En histoire naturelle, la diagnose est la description des caractères d'un genre ou d'une espèce



Qu'est-ce que le genre Homo ?

L'anatomie comparée permet de proposer une définition précise de ce qui fait, physiologiquement, un Homme …

Le genre Homo s'est répandu aux environs de deux millions d'années vers l'Afrique du Sud puis à travers les trois continents de l'Ancien monde et a conquis, durant les derniers cent mille ans, l'ensemble des étendues terrestres.

La première définition de ce genre fut établie par le naturaliste suédois Carl Von Linné en 1758, avec comme espèce type Homo sapiens. De nombreuses diagnoses furent proposées et modifiées à la lumière des nouvelles découvertes d'hominidés fossiles.

Le Gros Clark (1955) définit le genre Homo comme un genre de la famille des Hominidés, qui se distingue par une forte capacité crânienne d'une valeur moyenne supérieure à 1100 cm3, avec une gamme de variation allant de 900 à 2000 cm 3. Quelques années plus tard, en 1964, Tobias, Leakey et Napier, inventeurs de l'espèce Homo habilis, modifièrent cette définition et considérèrent que le genre Homo était défini par une capacité crânienne très variable mais en moyenne supérieure à celles des australopithèques. Le volume endocrânien des spécimens attribués au genre Homo est important par rapport à la taille corporelle et varie d'environ 600 cm3 chez les formes les plus anciennes à plus de 1600 cm3.

Le genre Homo se différencie du genre Australopithecus par une stature et une masse corporelle plus grandes, les membres inférieurs sont plus allongés tandis que les membres supérieurs sont plus courts. Le squelette est parfaitement adapté à la station debout et à la marche bipède. On note aussi des changements importants dans les proportions cérébrales, notamment le développement des régions pariétale et temporale supérieure et de la voûte crânienne en relation avec l'accroissement du cerveau. L'os frontal est de plus en plus bombé et large, les écailles temporales et pariétales sont plus grandes. On note la présence de bosses pariétales et l'absence de crête sagittale. Le bourrelet osseux au dessus de l'orbite est peu développé. La région de la nuque est plus petite que chez les australopithèques, les condyles occipitaux sont situés relativement en avant sur la base du crâne et le foramen magnum est en position postérieure par rapport à la ligne passant par les deux conduits auditifs externes. Le squelette facial est de moins en moins projeté vers l'avant et le prognathisme subnasal est réduit, l'arcade zygomatique est plus fine, l'épine nasale antérieure est saillante, la rangée des dents antérieures de la mâchoire supérieure est courbe. La mandibule est en U, le corps mandibulaire est moins haut et moins robuste que chez les australopithèques et le menton se développe. La dentition est parfaitement adaptée à un régime alimentaire omnivore. Les incisives et les canines sont plus importantes relativement aux prémolaires et aux molaires. Les molaires supérieures sont petites, la dernière molaire supérieure est la plus petite tandis que la troisième molaire inférieure est parfois de taille supérieure à la seconde.

 


Quatre caractères ont également été avancés pour la définition du genre Homo.

Il s'agit du volume endocrânien qui est en moyenne supérieur à celui des australopithèques, avec un certain recouvrement pour certains individus. Il varie de 600 cm3 pour les plus anciens à 2000 cm3 pour les plus récents. Le genre Homo se caractérise par la possibilité d'un langage articulé, une main capable d'une préhension précise avec un pouce opposable bien développé et une habilité à la fabrication d'outils manufacturés. Cependant, au fur et à mesure des nouvelles découvertes, ces quatre caractères biologiques et culturels ont été mis en doute et aucun n'apparaît aujourd'hui satisfaisant pour définir le genre Homo. La signification biologique de la capacité crânienne est critiquée, car des recouvrements existent entre les valeurs des australopithèques et celles des premiers humains. Cette caractéristique est, en outre, très variable au sein de chaque espèce d'Hominidés. L'aptitude au langage articulé d'une espèce est difficile à mettre en évidence. En effet, les zones impliquées dans la fonction du langage, comme les aires de Broca et de Wernicke sont peu observables sur les moulages endocrâniens. La position relative du larynx et du pharynx apparaît également difficilement identifiable. Pour ce qui concerne, la préhension de type humain, elle n'est pas exclusivement réservée au genre Homo, puisque que l'on suppose chez Australopithecus robustus l'existence d'une habileté, d'une motricité et d'une capacité de préhension comparables. L'attribution spécifique à l'Homme de la capacité à la manufacture d'outillage lithique est également controversée. En effet, les outils les plus anciens connus, trouvés in situ sont datés de 2,6 millions d'années (Ethiopie) et de 2,34 millions d'années (Kenya). On ne sait cependant pas quel en est l'artisan. En effet, ces sites sont contemporains de ceux où ont été trouvés les premiers représentants du genre Homo et les paranthropes, qui présenteraient tous deux la capacité anatomique à la fabrication d'outillage lithique.

Propos rédigé par Sandrine Prat
par Homo Sapiens publié dans : genre.homo
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Jeudi 2 mars 2006

 

Voici quelques exemples de la qualité graphique des ancêtres de nos ancêtres les Gaulois ...


"Les signes abstraits parsemant les frises d'animaux de Lascaux sont des 'symboles' - que pourraient-ils être d'autres ? Les images des animaux elles-mêmes étaient manifestement, aux yeux des hommes de Cro-magnon qui les ont peintes, plus que de simples représentations ; elles étaient aussi empreintes des tonalités du monde complexe de l'esprit. Nous ne saurons jamais avec certitude quel en était le contexte mythologique ; mais il est évident  que même la façon superbe dont les hommes de Cro-magnon ont peint les animaux avec lesquels ils partageaient le monde devaient avoir une importance symbolique qui dépassait la simple description zoologique"
 
Extrait de
Ian Tattersall in l'émergence de l'homme p.204










VISITE VIRTUELLE DE LA GROTTE





1 - LA ROTONDE. Une frise monumentale orne les parois de cette vaste salle, également baptisée salle des Taureaux. Le sol est recouvert de stalagmites et cloisonné de gours qui se remplissent d'eau à la moindre pluie. Les peintures, dont les teintes sont à dominante noire, atteignent jusqu'à 5 mètres de long, et certaines présentent des effets de perspective complexes. Flanqués de sept chevaux galopant, trois des cinq bovidés représentés se situent sur la paroi de gauche. Accompagnés de deux chevaux et d'une file d'aurochs rouges, deux autres de ces animaux se trouvent sur la paroi opposée. A l'intersection de ces deux panneaux, au-dessus de l'entrée du Diverticule, on peut voir un ensemble de petits cerfs témoignant d'une grande originalité graphique. Précédé par un animal fantastique portant deux cornes sur le front et appelé la «Licorne», un groupe de taureaux apparaît sur la gauche, tandis qu'à droite un petit ours peint en noir, et en partie dissimulé dans l'épais contour d'un immense taureau, demeure identifiable. De multiples signes énigmatiques (bâtons, traits parallèles) complètent les panneaux de cet ensemble de représentations en étroite symbiose avec leur support.

2 - LE DIVERTICULE AXIAL. Les compositions que renferme ce long couloir comptent parmi les plus remarquables de la grotte. Sur une douzaine de mètres, deux représentations se font face. À droite, un cerf marque l'entrée du diverticule. Puis une grande vache rouge fait face à un taureau noir, alors que dans l'espace les séparant apparaissent les célèbres «Chevaux chinois». Cette file de petits chevaux est placée au-dessous d'une vache couchée. Exécutée selon les techniques du tampon et de la peinture soufflée, la longue frise des cinq poneys constitue une suite étonnante. Deux bouquetins opposés l'un à l'autre terminent le panneau où les signes (bâtonnets, rectangles, ponctuations ou lignes parallèles), généralement couplés avec les animaux, sont omniprésents. Sur la paroi gauche du diverticule, quatre vaches et trois petits chevaux sont accompagnés de signes identiques. Plus loin, le diverticule se rétrécit et on retrouve, enroulé sur la paroi, un groupe bison-cheval dont les formes suivent le contour de la roche. Deux bouquetins, presque symétriques, s'y font face. Un bouquetin ocre, à la ligne dorsale et aux sabots ponctués de noir, s'efface sous deux vaches présentées en vis-à-vis. Un grand cheval jaillissant des profondeurs terrestres conclut le fameux diverticule. Pour peindre ces animaux et les signes qui les accompagnent sur les parois de calcaire blanc, les artistes durent ériger des échafaudages. Reposant en certains endroits du couloir à une j hauteur de 2 m, le plancher fut vraisemblablement édifié en bois de chêne : des macrorestes végétaux retrouvés à cet emplacement semblent en effet indiquer que c'est ce matériau qui fut employé pour leur édification. Devenu accessible, le plafond put ainsi être intégré au dispositif pariétal. Des vaches viennent y converger selon des axes ! de symétrie parfaitement élaborés. Les proportions I démesurées de ces aurochs, ancêtres directs de nos j bœufs domestiques, leur savant détourage, leurs yeux étonnamment expressifs sont autant de traits raffinés qui appartiennent en propre au «grand  maître de Lascaux».

3 - LE PASSAGE. Il permet de relier la Rotonde a la Nef. Ce couloir de 2 à 4 mètres de largeur a subi de fortes dégradations dues à l'érosion naturelle. Des traces de peintures représentant des pattes d'animaux et de nombreuses gravures subsistent cependant vers le bas de la paroi et dans les parties concrétionnées.

4.1 - L'ABSIDE. Un seul regard panoramique suffit  à embrasser toutes les fresques qu'elle abrite. Petite salle circulaire, l'Abside recueille plus d'un millier de représentations gravées et peintes, du ras du sol au centre du plafond. Les gravures se touchent ou se superposent pour la plupart, parfois dans un enchevêtrement inextricable. On y retrouve tous les animaux figurant dans le reste de la grotte, auxquels s'ajoutent un renne, difficile à identifier, un bœuf, et un personnage curieux baptisé le «petit sorcier». Les grands herbivores (aurochs, bisons...) sont représentés en bas, les taureaux, les chevaux, les cerfs et les biches à mi-hauteur, et des chevaux sont peints sur le plafond.

4.2 - LA SCENE DU PUIT. Situé en contrebas de l'Abside, le Puits a une profondeur de 5 mètres. C'est à l'aide de cordes, dont un fragment a été retrouvé, que les artistes magdaléniens y descendaient. Ils assemblaient ensuite des échafaudages et les étais nécessaires à leur consolidation. A sa base, on remarque un groupe fameux : un rhinocéros et, derrière lui, un homme à tête de chocard (celle d'un oiseau), les bras tendus, renversé par la charge d'un bison au ventre percé d'une sagaie. À ses côtés apparaît une figure décorée d'une tête d'oiseau identique à la sienne. Cette composition associe trois thèmes figuratifs rares (homme-oiseau-rhinocéros), généralement absents du dispositif pariétal supérieur, où le bison est peu représenté. Cette manifestation allégorique est des toutes premières scènes mettant l'homme en action et la seule évocation directe d'une scène de chasse. L'ébauche d'un cheval raide au trait épais et à la crinière ébouriffée occupe l'étage inférieur du Puits.

5 - LA NEF. Dans ce long couloir débutant à gauche de l'Abside, le relevé des figurations présente quelques difficultés. Peintures et gravures se mélangent en se concentrant principalement sur la paroi gauche, la plus accessible. On y reconnaît pourtant divers signes propres à Lascaux, les fameux «blasons» ou «damiers» peints en rouge, jaune et noir. L'expression graphique de la «frise des Cervidés» franchissant la rivière, demeure l'une des plus fascinantes qui soit. Est-ce une harde de cerfs nageant en ordre vers la rive opposée ou un seul cerf croqué aux stades successifs de sa progression et dressant la tête vers l'arrivée ? Cette organisation scénique constitue en tout cas une savante décomposition du mouvement, première version en quelque sorte du dessin animé.

6 - LE CABINET DES FÉLINS. Dans ce diverticule final du réseau sont concentrés six félins gravés. Longue de 25 mètres et étroite d'environ 1 mètre, cette galerie contient aussi plusieurs vestiges de peinture d'animaux, notamment un cheval et un bison, et de nombreux signes quadrangulaires, six points alignés deux par deux, une croix et trois bâtonnets rappelant curieusement le chiffre XIII.

 

 


UN ÉCHAFAUDAGE PRÉHISTORIQUE
Les artistes magdaléniens ne pouvaient atteindre le plafond du Diverticule axial, trop élevé. Creusant des séries de trous dans la paroi, à environ 2 mètres au-dessus du sol, ils y enfoncèrent des solives en chêne, dont on a retrouvé des fragments. Ils purent ainsi dresser un plancher presque horizontal, sur lequel ils peignaient debout. Dans la Rotonde et dans l'Abside, ils ont sans doute utilisé des échafaudages plus légers ou des échelles de perroquet.
par Homo Sapiens publié dans : Art Préhistorique
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Mardi 21 février 2006

L'espèce humaine est la seule qui sait qu'elle va mourir.

Voltaire

par Homo Sapiens publié dans : Citations
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