L'origine de l'Homme, sa nature, son essence

 

Jeudi 20 avril 2006
Aux origines de l'humanité : le propre de l'homme
Ouvrage collectif dirigé par Yves Coppens et Pascal Picq
Fayard, 2001

Comme le titre l'indique, ce deuxième tome (qui fait suite à "de l'apparition de la vie à l'homme moderne") cherche à préciser la définition que l'on peut faire de l'humain.

Au fil des études comparatives avec les primates antropoïdes non-humains, l'espèce humaine se trouve peu à peu dépossédée ce que l'on a longtemps considéré comme des singularités : le rire, la culture,  le langage, ...)

Ce livre, d'une profondeur et d'une rigueur peu communes, explore chaque facette de l'humanité. Il reste réservé à un public averti : ce n'est pas à proprement parler un ouvrage de vulgarisation.
par Homo Sapiens publié dans : Lectures
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Lundi 17 avril 2006




émergence du type :
de -500 000 à 120 000


type classique :
de -120 000 à -30 000

cerveau :
1500-1750 cm3

 



 

Caractéristiques anatomiques :

  • bipédie confirmée (Position du foramen magnum, bassin court et large)
  • la face reste projetée vers l'avant
  • les pommettes sont absentes
  • les incisives sont usées
  • le torus sus-orbitaires est développé
  • le front est incliné
  • la boite crânienne s'étire vers l'arrière pour former vers l'occiput le "chignon néandertalien"


Avec l'arrivée de l'outillage du paléolithique supérieur, les tractions sur le corps sont moins fortes et les caractéristiques néandertaliennes se "gracilisent", comme en témoigne l'Homme de Saint-Césaire (Charentes Maritimes, France) découvert en 1979.

Leur origine européenne est attribuée aux Homo erectus qui, venus d'Afrique et isolés géographiquement, ont subit une dérive génétique qui les a conduit à cette spéciation. Homo neanderthalensis partage donc un ancêtre commun avec Homo sapiens sapiens, mais tous deux figurent comme deux espèces distinctes au sein du genre Homo : ils n'étaient pas interféconds.

Ces deux espèces se sont rencontrées quand Homo Sapiens sapiens, descendant des Homo erectus africains, s'est aventuré à son tour en Europe. On sait peu de choses sur la nature de leurs relations, mais ils ont partagé le même territoire et se sont trouvés en compétition pour la survie : Homo neanderthalensis avait un régime alimentaire fortement carnivore ; il semble que l'Homme de Cro-Magnon, ou Homo Sapiens Sapiens, était plus performant pour exploiter son environnement.

On sait cependant qu'il y a eu acculturation, de nombreux sites ont révélé des témoignages des échanges culturels pratiqués entre les deux espèces. Homo neanderthalensis reste lié au faciès culturel dit Châtelperronien. Il est également le premier à inhumer ses défunts.

Entre -35 000 et -32 000, on constate un rétrécissement des territoires occupés par Homo neanderthalensis, ainsi qu'une nette réduction démographique. L'extinction de leur espèce laisse encore beaucoup de questions en suspend ; lire à ce sujet l'écrit de Ian Tatersall
par Homo Sapiens publié dans : Les Ancêtres
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Lundi 17 avril 2006
exhumé en septembre 2003

Période d'existence :
de -95 000 à -13 000

Lieu :
Ile de Flores, Indonésie

Taille :
1 mètre environ

Poids :
25 kg

Cerveau :
380 cm3

forme du crâne "moulée"
sur celle d'Homo erectus









parfaitement bipède (foramen magnum centré, bassin court et large)

maitrise du feu, utilisation d'outils perfectionnés (lames de silex noir joliement taillées)
           
Homo Florensiensis semble descendre des homo erectus ayant migrés depuis l'afrique en direction de l'Asie ; cependant, l'île de Flores n'a jamais été reliée au continent, même au plus fort des glaciations. Cela pose la question de la capacité d'homo erectus à naviguer, la plupart des scientifiques pensaient jusque là que seuls les homo sapiens sapiens le pouvaient.

L'isolement sur l'île a conduit à une évolution morphologique que les chercheurs appellent le nanisme insulaire, déjà décrit chez d'autres espèces préhistoriques, comme les mamouths de l'île de Wrangel (Sibérie) ou les cervidés de Malte et de Chypre : sur une île où les ressources sont moins abondantes et en l'absence de grands prédateurs, la petite taille devient un facteur de survie. Aux côtés d'Homo Floresiensis, le stégodon, sorte d'éléphant d'Asie, s'est vu "rétrécir" de 4 fois par rapport à ses ancêtres.

En ce sens, Homo Floresiensis a suivi la tendance évolutive que subissent tous les gros mamifères en situation d'isolement insulaire : un rétrécissement, au sens littéral du terme, en conservant toutes les proportions d'origines. Ainsi, l'évolution du genre homo ne fonctionne pas que dans le sens d'une évolution vers une encéphalisation toujours plus importantes. Cependant, selon certains chercheurs, le rétrécissement du volume encéphalique pourrait paradoxalement conduire à une augmentation du nombre de connexions synaptiques.

La recherche d'ancêtres d'Homo floresiensis permettra de savoir si cette hypothèse, la plus vraisemblable à ce jour, se confirme ou pas, au profit d'une filiation d'un homininé déjà de petite taille.


Source : Sciences et Avenir, décembre 2004
par Homo Sapiens publié dans : Les Ancêtres
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