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  L'origine de l'Homme, sa nature, son essence

 

Mercredi 13 mars 3 13 /03 /Mars 12:08

 

 

Malgré une taille de cerveau similaire aux humains modernes, qui leur étaient contemporains, les Néandertaliens présentaient une structure cérébrale différente. Une partie importante de leur cerveau était en effet dévolue à la vision, au détriment d'autres fonctions comme le lien social, selon une étude publiée mercredi 13 mars. Cette organisation atypique n'est peut-être pas étrangère à leur disparition d'Europe, il y a quelque 30 000 ans.

Eiluned Pearce et Robin Dunbar, de l'Université d'Oxford et Chris Stringer, du Musée d'histoire naturelle de Londres, ont comparé les crânes fossiles de 32 humains modernes et 13 Néandertaliens – datant de 27 000 à 75 000 ans et principalement trouvés en Europe et au Proche-Orient. Leur analyse, publiée dans la revue Proceedings B de la Royal Society britannique, montre que si les Néandertaliens et les hommes modernes de cette époque avaient sensiblement la même taille de cerveau, leurs orbites étaient en revanche beaucoup plus grandes. Ils étaient donc dotés de plus grands yeux, et leur masse corporelle était également plus importante.

 MOINS D'ESPACE POUR LA GESTION DES LIENS SOCIAUX

Ces découvertes "suggèrent que le cerveau des Néandertaliens avait de plus grandes zones dédiées à la vision et à la maîtrise du corps", a expliqué Eiluned Pearce. Si les Néandertaliens avaient de plus grands yeux, c'est probablement parce qu'ils ont évolué en Europe, à des latitudes où la lumière est rare, alors qu'Homo sapiens émergeait d'Afrique. Etant donné que leur cerveau était de même taille que celui des humains modernes, il restait logiquement aux Néandertaliens moins d'espace cérébral pour d'autres fonctions cognitives, en particulier la gestion des liens sociaux.

"Nous avançons que ces différences dans l'organisation du cerveau (...) auraient pu signifier des différences cognitives entre ces deux espèces", explique ainsi Eiluned Pearce. Selon le chercheur, la taille du groupe social d'un individu est liée à la taille de zones spécifiques du cerveau. Or, si le cerveau des Néandertaliens était essentiellement dévolu à la vision et au mouvement, "cela peut signifier qu'ils avaient de plus petites zones du cerveau associées au traitement de la complexité sociale". Les Néandertaliens auraient ainsi été "cognitivement limités à de plus petits groupes".

"PLUS EXPOSÉS QUE LES HOMMES MODERNES"

Ces différences dans la structure cérébrale ont pu dès lors avoir des conséquences importantes sur leur évolution : si les Néandertaliens avaient des liens sociaux moins étendus, cela voulait dire moins de possibilités de recours en cas, par exemple, de pénurie de ressources locales. Les petits groupes sont également plus sujets à des fluctuations démographiques, d'où un plus grand risque d'extinction. Leurs capacités à préserver les connaissances culturelles sont également moindres, et les innovations sont davantage susceptibles d'être perdues.

"En résumé, si les Néandertaliens avaient de plus petits groupes sociaux, cela aurait pu conduire à leur extinction de multiples manières", a souligné Eiluned Pearce. Ils ont ainsi pu être "plus exposés que les hommes modernes, face aux défis écologiques de l'ère glaciaire", a relevé le Pr Robin Dunbar.

 

Source : Lemonde.fr

 

Par Homo Sapiens - Publié dans : Les Ancêtres - Communauté : Les fossiliens
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Mercredi 6 février 3 06 /02 /Fév 20:25

Mary Leakey, née Mary Douglas Nicol le 6 février 1913 à Londres et morte le 9 décembre 1996 à Nairobi (Kenya), est une paléontologue et archéologue britannique qui a consacré ses recherches à la Préhistoire de l'Afrique de l'Est.

Dès 1935, elle découvrit en Tanzanie deux fragments d'os pariétaux d'un probable Homo erectus.

Elle fit d'importantes découvertes d'Homo erectus et d'australopithèques (dont Zinj ayant vécu il y a 1,8 million d'années environ), mis au jour avec son époux Louis Leakey en 1959, sur le site d'Olduvai en Tanzanie, qu'elle reprit en charge après la disparition de Louis.

Mary Leakey fit diverses campagnes sur le site de Laetoli en 1959, 1964, puis à partir de 1974. Elle devint célèbre pour sa participation à l'étude, à partir de 1978, des traces de pas de trois hominidés bipèdes (des Australopithecus afarensis ?) fossilisées dans des cendres volcaniques à Laetoli en Tanzanie. Cette piste est celle de trois individus de corpulences différentes.

 

Voir l'article sur les empreintes de pas de Laetoli 

Par Homo Sapiens - Publié dans : Les Ancêtres - Communauté : Les fossiliens
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Mardi 22 janvier 2 22 /01 /Jan 20:57

Il s'agit sans doute de la plus importante découverte archéologique au monde de ces dernières années. Des archéologues ont mis au jour dans l’est de la Bulgarie, près de Provadia, une ville préhistorique susceptible d’être la plus vieille d’Europe, fondée autour d’une exploitation de sel. Cela pourrait aussi expliquerl’origine d’autres richesses dans la région. 

 

Cette ville préhistorique, située à une heure de Provadia, serait datée entre 4 700 et 4 200 ans avant notre ère, soit quinze siècles avant la fondation de la civilisation grecque antique. Entre 300 et 350 personnes vivaient dans cette ville au 5e millènaire avant Jésus-Christ, dans des maisons comptant jusqu’à deux étages. Les archéologues se sont rendu compte seulement récemment que la localité fortifiée, centre religieux et de commerce, répondait aux critères de ville préhistorique. «Nous ne parlons pas de ville dans le sens des cités-états grecques, des villes romaines ou médiévales, mais de ce que fut, pour les archéologues, une ville au 5e millénaire avant Jésus-Christ », déclare le chef de l’expédition Vasil Nikolov, archéologue du musée archéologique de Sofia, qui a annoncé la nouvelle le 29 octobre.

 

Lors des fouilles menées sur le site de Provadia-Solnitsata depuis 2005, les archéologues ont ainsi découvert des ruines de maisons à deux étages, de sanctuaires et d’un portail, ainsi que de bastions et de trois murailles. Ces vestiges datés au carbone appartiennent à l’époque du Chalcolithique moyen et tardif, soit entre l’an 4700 et 4200 avant J.-C.

VIDEO. Des archéologues bulgares découvrent la plus ancienne ville d'Europe




Des fouilles menées depuis 2005

Une petite nécropole, qui doit encore être étudiée de près, vient aussi d'être mise au jour. Ces découvertes sont «extrêmement intéressantes», commente l’archéologue Krum Bachvarov de l’Institut national d’archéologie, en particulier les différentes positions des corps et des objets découverts dans les tombes, qui diffèrent des autres sépultures datant du néolithique mises au jour en Bulgarie. 


source : LeParisien.fr

Par Homo Sapiens - Publié dans : Les Ancêtres - Communauté : Les fossiliens
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